Being Human – Series 2, Episode 4

Annie fait la connaissance d’un autre fantôme pouvant l’aider à conserver son statut et éviter de rejoindre l’au-delà; George décide d’entrainer des changements dans son existence, en commençant par l’achat d’une cage; la volonté de Mitchell de contrôler les vampires le pousse à des actions encore plus sombres.

Encore une fois, l’épisode s’ouvre sur un évènement passé. La scène d’introduction se déroule un an plus tôt et nous montre la rencontre entre Lucy et Kemp. L’épisode tendra par ailleurs à exprimer la psychologie moins condamnatrice de la doctoresse, et finalement sa volonté d’aider plus que d’éliminer ce qui est perçu comme le mal par le groupe de fondamentalistes. Ce sont ainsi les prémices d’une opposition qui nous sont exposées pour la suite – où il est assez évident que les décisions de Lucy auront de l’importance.

Pendant ce temps-là, George a eu une révélation, suite au coup de fil de Nina. Disons plutôt que c’est un moyen comme un autre de mettre la douleur de côté, et une façon de faire le ménage dans sa vie. Enfin, il faut quand même bien avouer qu’il a mis du temps à en venir à la conclusion que le loup-garou en lui n’était pas présent pendant les 30-31 jours du mois. Enfin, il a fait une liste, sur laquelle il a inscrit « buy a cage« . Scénaristiquement parlant, les pleines lunes étant placées comme cela les arrange – le temps défilant donc à un rythme difficile à cerner – nous sommes à la période cruciale du mois. C’est là que les choses vont bien entendu prendre un tournant désagréable pour George, le bonheur ne pouvant être que de courte durée. Nouveau job, nouvelle petite amie, et nouvelle malédiction. La complète pour le loup-garou, qui endormi et n’ayant pas pu s’exprimer va faire payer le prix à George. Une idée en somme intéressante, qui doit aussi trouver à sa façon écho auprès de Nina, même si nous n’en sommes pas témoins. Une opportunité aussi pour Russell Tovey, qui joue sur les deux cordes du personnage pour cet épisode, soit l’humour et la noirceur, et il faut bien avouer que le dernier aspect est assez prenant.

Pendant que George affronte ses démons, Mitchell continue sa route vers l’enfer, pavé de bonnes intentions. Il le sait lui-même, dégouté par ses propres actions, sacrifiant un minimum pour aider le maximum. Moralement préjudiciables ou douteuses, les actions de Mitchell sont forgées dans une certaine logique – ce qui ne les rend pas plus faciles à avaler même pour lui –, mais en fait, je dirais que la plus grande crainte ici est de savoir ce qui arrivera quand quelqu’un le découvrira. Une nouvelle fois encore donc, on joue avec le concept des alcooliques anonymes, devenu un principe de base pour toute addiction que la télévision nous vend. L’intérêt ici se trouve sans conteste dans la relation entre Mitchell et Ivan, ainsi que dans la mise en pratique du rôle de chef de Mitchell avec une belle illustration des décisions conflictuelles qui accompagne le poste.

Si nos deux amis se retrouvent sur des routes sombres, Annie en emprunte une plus libératrice, suite à sa rencontre avec Sykes, fantôme ayant échappé à la mort. La demoiselle ne veut définitivement plus rejoindre l’au-delà, qui se transforme alors en étrange monde obscur et malveillant. J’imagine, cela ne doit pas être toujours le cas, et je trouve cela dommage qu’il y ait une absence totale d’ambivalence sur cet au-delà qu’elle voulait rejoindre en saison 1. Enfin, Sykes va surtout apporter avec lui de nouveau talent de fantômes, comme la capacité de lire les auras, ou d’éteindre la télévision par la pensée ! Je simplifie, mais l’idée est là. Le duo se révèle assez complémentaire (à noter que c’est quasiment toujours des hommes morts qui croisent la route d’Annie), et permet de laisser apercevoir pas mal de possibilités autour de l’univers fantomatique.

Being Human continue ainsi son petit bout de chemin, en développant tous les univers de nos trois amis, amorçant doucement le virage pour la seconde partie de saison.

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CaroleC
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