Being Human – Series 2, Episode 5

En 1969, Mitchell rencontre une femme qui va changer le cours de sa vie. De nos jours, il pense que Lucy pourrait avoir le même effet sur lui. La relation de George et Sam évolue alors qu’Annie se retrouve à garder un bébé.

Les épisodes continuent à s’ouvrir à une époque différente – ici 1969 – mais cette fois-ci, les flashbacks vont perdurer tout du long, l’intrigue étant avant tout construite autour de Mitchell.

Notre vampire est un romantique et un homme qui croit beaucoup en la capacité de s’améliorer, et l’intrigue va se développer en liant ces deux aspects de sa personnalité, le mettant dans des positions dangereuses, que cela soit en 1969 ou de nos jours.

Un personnage comme Mitchell, dû à sa longue vie, est toujours bourré de potentiel pour l’exploration psychologique, et ainsi découvrir comment il en est arrivé où il en est aujourd’hui, épaulé par des évènements décisifs de son passé. Being Human progresse à son rythme pour utiliser les ficelles du genre – dans le sens positif du terme – et cet épisode illustre donc le phénomène. Entre un Mitchell rongé par les morts qu’il sème sur son passage, mais forcé de tuer et celui d’aujourd’hui se battant pour ne pas commettre de crimes et aider ses autres confrères à trouver la rédemption (en tout cas, selon lui), il y a forcément eu des moments clés dans sa vie et sa rencontre avec Josie en est un. Tout ceci va donc nous servir pour nous mener vers une conclusion somme toute évidente, celle où il révèlera à Lucy qu’il est un vampire. Une façon assez habile de faire progresser leur relation et de mettre en place le dilemme qui va se poser à elle par la suite, les fondamentalistes chrétiens n’étant toujours pas sortis de l’ombre.

Si Mitchell est donc au cœur de l’épisode, ses deux compagnons ont aussi un peu de quoi faire, mais rien de véritablement inspiré ne va en ressortir.

Le statut de fantôme continue d’être exploré via Annie, qui voit se pointer à sa porte une femme lui demandant de garder son bébé. C’est donc une introduction très grossière pour une intrigue qui ne s’affirmera aucunement et se révèlera être peu consistante. Au moins, elle trouvera sa conclusion ici, ce qui n’est pas le cas de l’histoire de George, à laquelle je n’adhère pas du tout.

Nous avons donc un nouveau George – qui souffre apparemment toujours d’avoir un loup-garou peu content d’avoir été endormi, mais qui ne se manifeste pas quand la caméra est braquée sur lui – continuant son bout de route avec Sam. On reste assurément dans un certain déni vis-à-vis de Nina, mais leur histoire va vite (volontairement), ressemble assez peu à George et n’est pas forcément des plus accrocheuses. George veut une vie normale, toujours donc incapable de trouver l’équilibre entre le type ordinaire et le loup-garou.

Ce cinquième épisode de Being Human fait donc la part belle à Mitchell, ce qui offre ainsi l’opportunité d’explorer le passé du personnage et de continuer à faire évoluer l’intrigue vampirique. Seulement, du côté de George et Annie, on ne peut pas dire que leurs histoires personnelles soient réussies. À cela, on peut quand même ajouter que les trois évoluent trop indépendamment les uns des autres, et que la menace des fondamentalistes chrétiens, pour en devenir une, aurait besoin d’être révélé. À 3 épisodes de la fin, il serait temps d’y venir.

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CaroleC
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