Being Human – Series 2, Episode 7

Daisy souhaite se venger pour la mort d’Ivan et va trouver en Mitchell un allié inattendu. Nina vient trouver George pour lui proposer son aide, mais ce dernier refuse. Annie voit là l’opportunité de pouvoir aller de l’avant.

C’est pétage de plomb en bonne et due forme pour ce septième épisode de Being Human, histoire de mettre en place tous les éléments qui vont entrainer le départ de Bristol.

Le bal s’ouvre avec les vampires et l’histoire d’amour entre Ivan et Daisy. Leur rencontre, leur séparation (causée par la mort). Mitchell a raison en pointant du doigt au tournant d’une réplique la solidité d’un couple vampire, alors que l’être humain dans sa courte petite vie n’y arrive pas bien souvent. Comme quoi, l’aspect intemporel doit aider. Peut-être le prince charmant n’est pas de cette époque et a les dents longues ?  Trêve de plaisanterie, car le propos ne s’y prête pas trop. Daisy réclame vengeance, ce qui ce justifie, et cela va mener à un petit carnage, une fois que Mitchell va découvrir le lien entre l’explosion et Lucy. Cette dernière est peu présente, et comme ces amis religieux, croit que Mitchell est mort. On garde donc la surprise pour nos fondamentalistes chrétiens pour le final.

Mitchell déraille, voyant ce dont il croyait s’écrouler littéralement devant lui. Plus de raison de continuer à être un gentil vampire quand ses propres alliés lui tournent le dos. Je regrette un peu trop la séparation des intrigues, entrainant alors une dissociation relationnelle trop forte entre le vampire, le loup-garou et la fantôme. Dans une situation pareille, j’avoue que j’aimerais beaucoup plus voir les interactions dans le groupe, mais personne n’est au courant de rien, dans le but de faire monter la pression pour qu’elle puisse atteindre son paroxysme. Cela a aussi pour malheureuse conséquence d’être parfois extrêmement frustrant.

Mitchell est donc légèrement incontrôlable, et c’est aussi ce qui va arriver à George. Le défaut principal ici est l’enchainement un peu trop logique et calculé que vont prendre les évènements. Nina l’introduit à Kemp, venant avec la possibilité d’un remède à sa condition. Il y a alors divergences de point de vue obligatoire. L’ex de George réapparait, seulement elle va se révéler assez exécrable involontairement. Trop de conversations blessantes, et il est difficile de ne pas prendre parti pour George. Elle choisit très mal ses mots, poussant le loup-garou à vouloir démontrer qu’il a raison, oubliant au passage d’être prudent. Un égarement qui va être fatidique pour sa relation avec Sam. La plus grosse faiblesse est donc un développement où chaque réaction est prévisible, et qui doit alors beaucoup à la performance des acteurs pour lui donner la consistance émotionnelle nécessaire.

Moins présente que les deux autres, Annie rêve donc de l’au-delà, alors qu’elle a elle-même refermée cette porte. Difficile de la rouvrir, mais Kemp est prêt à l’aider. Une petite scène comique plus tard, nous n’avons pas progressé, mais cela illustre assez bien l’amateurisme du groupe qui croit tout savoir et maitriser. Daisy pointant par ailleurs aussi ce détail en début d’épisode, il y a une réelle affirmation sur le fait que nos fondamentalistes chrétiens ne sont pas aussi forts et connaisseurs qu’on n’a voulu nous le faire croire. C’est presque tout le contraire qui s’affirme dans les scènes avec Annie. Seules leurs convictions apparaissent solides.

Enfin, Being Human nous offre un épisode qui, s’il sert de mise en place pour la fin, a le mérite de le faire avec une certaine énergie et de véritables développements.

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CaroleC
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