Hank sort de prison et Charlie l’emmène voir une avocate avant de l’entrainer à un rendez-vous au sujet de l’adaptation cinématographique du roman qui est en train de ruiner sa vie. Karen refuse d’ailleurs qu’il rentre chez lui.

Californication s’est un peu faite attendre cette saison, mais revient finalement pour démêler la vie plus compliquée que jamais d’Hank Moody.

Si auparavant, il parvenait à naviguer au travers des problèmes qu’il générait de manière assez déconcertante, le voilà forcé d’assumer les conséquences. Il ne s’agit plus de trouver le moyen de ramener une fois de plus Karen dans sa vie après l’avoir inconsciemment repoussée, il est désormais question, en plus de cela, bien entendu, de faire face à la loi.

Les années d’impunités sont terminées, et c’est un peu le message que ce season premiere tend à confirmer, offrant tout de même l’opportunité à Hank de se perdre une nouvelle fois dans ses vices avant d’abattre le marteau de la justice après une scène qui semble vouloir reprendre le pilote pour lui offrir une seconde conclusion.

Malgré tout, cela ne va pas être la débandade totale, car il s’agit également d’installer de nouveaux personnages et de lancer les storylines clés de la saison.

Donc, nous sommes présentés à Abby, jouée par Carla Gugino, qui devient l’avocate de l’écrivain. Elle n’est d’ailleurs pas très emballée à cette idée une fois qu’elle a rencontré son client. Il faut bien admettre qu’Hank est dans une de ses phases peu engageantes où son langage imagé et son comportement nonchalant tendent à juste empirer l’image qu’il envoie. C’est un peu comme s’il continuait à se la jouer paumé afin que les problèmes disparaissent une fois qu’il aura eu une bonne nuit de sommeil. Et cela sera presque le cas.

Sur un autre plan, nous avons une histoire d’adaptation cinématographique. La série avait débuté après la sortie au cinéma de l’adaptation de God Hates Us All, A Crazy Little Thing Called Love. Nous n’avions pas assisté à tout le processus qui ruina quelque peu l’homme qu’était Hank. C’est donc probablement le moment pour lui de revivre l’expérience et, peut-être, de se retrouver en cours de route. Quoi qu’il en soit, c’est pour le moment une excuse pour balancer platement du Californication de base qui en devient poussif, surtout avec Sasha, la jeune starlette qui aura le premier rôle du long métrage, et qui souffre pour l’instant de n’être qu’un instrument scénaristique des plus fades.

Au milieu de tout ça, nous retrouvons un Charlie Runkle propre sur lui et prêt à saisir l’opportunité qui se présente afin de récupérer un bout de ce qu’il a perdu. Son mariage avec Marcy touche à son terme et, étrangement, ça semble finalement lui réussir, surtout le fait qu’il regarde vers l’avant. Ce sera peut-être son année.

Au final, ce season premiere fait convenablement de l’installation et parvient rapidement à réinstaller l’ambiance de la série. Il y a par contre des lourdeurs qui coincent Hank entre deux eaux, l’empêchant réellement de s’aventurer sur une route plus intense, émotionnellement parlant, qui aurait pourtant pu apporter de la sensibilité. Au lieu de ça, on peut apprécier des dialogues toujours aussi imagés et une volonté claire de se la jouer rock’n’roll afin de forcer une ambiance légère qui n’était pas systématiquement de circonstance. Bref, la reprise délivre de bonnes choses, mais il va falloir attendre un peu pour voir si Tom Kapinos est prêt à emmener sa série dans une nouvelle direction, ce qui ne semble pas être un choix facile à prendre à ce niveau.

Article déjà publié le : 27 décembre 2010.