Au mois d’octobre dernier, Fabien parlait de la remontée qualitative de CSI en son début de saison 11, avec le retour son créateur Anthony Zuiker. Après la saison 10 qui a pu décourager les plus braves d’entre nous, CSI est donc officiellement de retour.

Venant juste d’arriver au bout des 12 épisodes diffusés de cette fameuse saison, je me suis dit que c’était l’opportunité pour moi d’en parler.

Arrivé à 11 saisons, aborder la série comporte aussi d’accepter qu’il y aura éternellement quelqu’un pour me dire qu’il n’aime pas ou que la série s’est officiellement perdue en cours de route. Je ne me lasse donc personnellement pas de la défendre – exception faite de sa saison 5, que j’aime juste démolir, tout simplement.

Il y a un rapport étrange entre là où nous en sommes actuellement dans CSI et cette fameuse saison 5. En effet, il s’agit de la saison où Zuiker a quitté le navire pour s’occuper de CSI : NY (le temps d’une saison, vu qu’il s’est ensuite détaché de la franchise). La série s’était alors exercée à autre chose pour revenir au meilleur de sa forme avec la saison 6, puis a joliment enchainé… jusqu’à la saison 10 qui a ramé, et qui sonne finalement comme une saison de transition (mais qui est sans conteste qualitativement au-dessus de la 5 !).

Nous voilà alors avec la 11e, s’ouvrant avec des explosions et Justin Bieber. Ce n’est pas pour autant la peine de se décourager, car si le Canadien est particulièrement mauvais, on le voit très peu et l’histoire ne l’est pas, lançant une saison qui est définitivement sous le signe d’un retour aux sources sous un nombre d’aspects incalculables.

Ce qui m’a d’abord frappée, c’est le retour de la catch-phrase prégénérique. Elle n’avait jamais complètement disparu, mais autant dire qu’elle est revenue en force cette saison, appuyé par un paquet de dialogues où les jeux de mots fusent – entrecoupés parfois de références culturelles. Cela, c’est sans compter sur l’habilité de la série à jouer de son histoire, qu’il s’agisse de Catherine avec son père et sa relation avec les casinos, ou encore d’une vieille affaire qui refait surface, ou simplement de l’évocation de dossiers. CSI nous fait la totale, et cerise sur le gâteau, elle le fait parfaitement bien !

De retour, Zuiker a ramené avec lui une autre de ses créations, Sqweegel, qu’il a créé pour Level 26, premier roman digital. Nous avons ainsi le droit à un serial killer emblématique qui s’inscrit parfaitement dans la saison, car ce que l’homme a aussi ramené avec lui, c’est sans conteste sa passion pour les épisodes thématisés et les concepts. Vampires, dinosaures, requins… Las Vegas baby ! La ville reprend des couleurs, jouant sur ses excès, sa vie nocturne et ses originalités. Se renouveler n’est pas tâche aisée, je l’admets sans difficulté, mais CSI a sans aucun doute repris du poil de la bête en étant à la fois retournée à ce qui a fait son essence, tout en étant allée de l’avant.

Si ma critique première au cours de la saison 10 fut le fait qu’il manquait singulièrement d’impression d’une équipe soudée, la saison 11 renvoie cela au placard. C’est un mauvais souvenir, tout simplement. Langston, qui a eu tant de difficulté à trouver sa place, se fond magnifiquement et forme un duo aujourd’hui impeccable avec Nick, drôle et professionnel, de même qu’avec Doc Robbins, et les combinaisons tendent bien à laisser entrevoir qu’il a définitivement sa place dans l’équipe. Si la série perd sa Miss ADN (Wendy), c’est là l’opportunité d’exploiter sous un angle nouveau Hodges, personnage avec lequel j’ai toujours eu des affinités variables, et pour lequel j’ai actuellement beaucoup de compassion et que je réapprends définitivement à apprécier. Archie en aura plus fait dans cette première partie de saison que toute la saison dernière, et David arrive régulièrement en retard sur les scènes de crime – car oui, CSI a même des runnings gags !

Et puis, l’air de rien… Greg Sanders a des lignes de dialogues ! Mieux que cela, Greg Sanders a des choses à faire. Il n’aura jamais été un membre aussi important de l’équipe depuis la saison 7, et je ne vous dissimule pas à quel point cela fait plaisir – même si le fameux épisode avec Dita Von Teese ne m’a pas particulièrement convaincue.

C’est donc clairement officiel : CSI est de retour dans la partie. Jonglant entre ses différentes atmosphères, capable d’être pesante, drôle, sordide et maintenant sentimentale, la série a embrassé toutes ses histoires et son passé pour mener ses personnages vers leurs évolutions naturelles – privées ou professionnelles. Mine de rien, après 10 ans, cela impressionne presque au vu de la consistance dont a fait preuve ce début de saison, où l’on ne devine pas forcément le coupable à 10 kilomètres et fournissant quelques twists et idées pour rendre le plus évident moins visibles.

Enfin, je termine sur le trailer quelque peu explosif du prochain épisode, The Two Mrs. Grissoms :