Merlin libère accidentellement un Goblin. Il tente de l’attraper, mais la créature magique prend le contrôle du corps de Gaius et commence à escroquer tout le palais pour acquérir un maximum d’or.

Comme à chaque saison, Merlin nous sert des épisodes de comédie – plus ou moins inspirés – qui nous éloignent des grands dangers du quotidien du magicien. Un bon moyen de rester connecté avec la partie la plus jeune du public via une grosse dose d’humour pas toujours très fine. Et après les deux précédents épisodes assez sombres que nous venons d’avoir, il n’est pas vraiment surprenant que l’on ait justement droit à une histoire de ce genre.

Un gobelin entre donc en scène. Une créature version numérique moyennement réussie, mais qui donne le change (la série a délivré bien pire). De toute façon, si la première partie requiert l’utilisation d’effets spéciaux, la seconde changera ça, car le gobelin arrêtera de chasser l’or à travers tout le château et prendra possession du corps de Gaius.

Le vieil homme est toujours si droit et moralisateur que le décalage créé par le comportement du gobelin va être une source assez efficace d’humour. Il faut dire qu’en plus, Richard Wilson semble prendre un plaisir non camouflé à faire grimacer son personnage et à le rendre mesquin.

Et c’est une bonne chose, car le début est un peu faible, mais une fois que Gaius commence à se lâcher, la partie comédie décolle véritablement et tout le monde, ou presque, en prend pour son matricule.

Certes, le manque de finesse rend certains passages trop puérils, mais l’ambiance est adéquatement entretenue pour que ça passe sans réellement agacer.

Au milieu de tout ça, il est agréable de constater que Gwen peut toujours servir à quelque chose, surtout après avoir été totalement éclipsée durant les deux premiers épisodes de la saison. Elle aide Merlin et la situation permet également de jouer avec sa relation avec Arthur.

Au final, sans être l’épisode comique le plus réussi de la série, Goblin’s Gold s’en sort convenablement en parvenant à bien jouer avec le sérieux de ses personnages. Une bonne dose d’autodérision qui ne fait pas de mal, même si elle aurait probablement gagné à être plus tard dans la saison.