Uther envoie Gaius enquêter sur les pratiques d’une mystérieuse guérisseuse. Il va immédiatement reconnaitre le travail d’Alice, la femme qu’il aimait et qui avait dû fuir à cause de sa magie. Désormais réunis, ils ont enfin une chance d’être heureux ensemble, mais Merlin va découvrir qu’Alice à un lourd secret qui remet tout en cause.

Cette saison, il est difficile de ne pas reconnaitre régulièrement des histoires qui sonnent plus que familières, mais il faut admettre que, malgré ça, la tonalité des épisodes et le traitement des relations entre les personnages permettent d’apporter des variantes intéressantes.

Ici, cela ne sera malheureusement pas totalement le cas. Certes, les angles choisis et le style plus sombre que revêtent les intrigues de cette troisième saison instaurent une certaine gravité, mais ce n’est pas suffisant pour passer outre l’aspect redondant du scénario.

Un protagoniste est amoureux d’une personne familière avec la magie noire et qui a pour but de nuire à Camelot. Il ne reste qu’à choisir la cible et c’est une fois de plus Uther qui gagne le gros lot.

Le grand amoureux est donc Gaius qui retrouve Alice, celle qui fut autrefois sa fiancée. Là où l’intrigue parvient à garder un intérêt, c’est dans l’exploration de la relation Merlin-Gaius. Merlin veut protéger celui qu’il considère comme son père, et ce dernier ne veut rien entendre. Le jeune sorcier est alors impuissant, ne pouvant pas vraiment agir sans faire souffrir son ami.

Il y a là une sensibilité bien dosée qui fait la différence avec les autres histoires similaires déjà traitées dans la série. Cela dit, le reste se montre légèrement trop prévisible, même s’il faut reconnaitre qu’un effort a été fait pour que les parties les plus évidentes ne s’étendent pas outre mesure.

À côté de ça, l’habituelle touche d’humour parvient à trouver sa place sans paraitre trop forcée, sauf peut-être les passages avec Arthur. Cela entretient convenablement l’équilibre qui permet à la série de conserver son aspect familial tout en jouant plus sur la partie dramatique.

Donc, Love in the Time of Dragons délivre une storyline peu inspirée en offrant une mise en forme bien maitrisée et en évitant de s’appesantir sur ce qui fonctionne le moins. Cela aurait certainement pu être mieux, mais ça a le mérite de se montrer finalement plutôt correct et divertissant.