Cenred et Morgause font kidnapper Gwen et lui pose un ultimatum : elle a une semaine pour leur amener Arthur ou son frère mourra. De retour à Camelot, elle raconte ce qui lui est arrivé et Arthur décide de lui venir en aide, partant alors avec Merlin et Morgana pour une mission de secours.

Morgause, Cenred, et Morgana ont donc un nouveau plan diabolique. Cette fois, il s’agit de tuer Arthur, et Morgana est assez pressée que ça se produise. Il faut dire que sans lui elle est en ligne directe pour le trône de Camelot et elle compte bien obtenir ce qui lui revient. Étrangement, elle ne semble pas vraiment attachée à Arthur alors que celui-ci est son frère. Qu’elle veuille la mort d’Uther se justifie, mais l’absence de remords au sujet de celui avec lequel elle a grandi et qui la considère comme sa famille, même en ignorant la vérité, c’est un peu radical.

Cela dit, depuis le début de la saison, le personnage est complètement rongé par sa nouvelle nature diabolique au point de devenir caricatural – les sourires en coin de satisfaction sont vraiment de trop.

Quoi qu’il en soit, nous avons ici une intrigue qui ne tient pas vraiment la route, mais qui possède tout de même une simplicité qui lui permet de compenser un peu les raccourcis scénaristiques et autres rebondissements bien trop pratiques qui sont parsemés d’un bout à l’autre de l’épisode.

Le fait est que l’histoire se concentre sur deux points principaux qui éclipsent légèrement le reste.

Le premier est la relation Arthur/Gwen qui est vraiment très présente cette saison, un peu trop peut-être, même si dans le cas présent, c’est un peu la clé de l’aventure.

Le second est Morgana, son plan machiavélique, et Merlin qui fait tout pour imposer son opposition. Les confrontations restent discrètes, mais les coups bas sont désormais permis, semble-t-il. Morgana est une menace concrète qui a le mérite d’être assez bien utilisée.

Au milieu de tout ça, Merlin et Arthur parviennent à maintenir une touche de comédie bien vivante, ce qui contrebalance assez bien avec les enjeux et leur gravité. Et c’est probablement ce qui permet au divertissement d’être aussi efficace, car l’intrigue ne tient pas à grand-chose et frôle le ridicule à plusieurs moments.

Donc, The Castle of Fyrien parvient à fournir le minimum que l’on peut attendre cette saison, mais il ne faut pas perdre trop de temps à réfléchir à ce qui se passe. C’est un peu dommage, car la série semble dernièrement miser avant tout sur le mélange action/comédie tout en négligeant la cohérence des histoires. Espérons que ça ne soit qu’une faiblesse temporaire.