Merlin – The Curse of Cornelius Sigan (2.01)

Cedric, un nouveau servant, va prendre la place de Merlin aux côtés d’Arthur dans le but de dérober un joyau récemment découvert dans une tombe camouflée sous Camelot. Cela aura pour conséquence le redonner vie à Cornelius Sigan, un puissant sorcier en quête de vengeance.

Merlin revient pour une saison 2 qui s’annonce comme la première. C’est un peu ce que ce premier épisode établit assez rapidement, même si certains éléments insinués ici pourraient apporter un peu de changements.

En attendant, une tombe a été découverte, celle de Cornelius Sigan, un sorcier qui a promis qu’il reviendrait détruire Camelot. Mais avant d’y parvenir, il lui faut un corps et Mackenzie Crook qui passait par là se retrouve être le candidat idéal. Comme souvent, l’acteur va utiliser ses airs les plus suspicieux pour nous interpréter un petit escroc. Forcément, il ne sait pas ce qui l’attend, mais il compte bien se débarrasser de Merlin pour atteindre son but.

Le jeune magicien est toujours à la même position, au service d’Arthur qui le prend éternellement pour un demeuré utile à l’occasion. Bien entendu, la magie va prendre le dessus sur toute l’histoire, laissant des querelles être remplacées par une confrontation entre sorciers.

L’intrigue reprend donc les ficelles les plus classiques de la série et c’est bien dommage. Certes, on nous offre du spectacle avec l’attaque des gargouilles, mais tout est trop prévisible et les enjeux, même importants, n’apparaissent à aucun moment aussi massifs qu’on tente de nous le faire croire.

Les nombreuses faiblesses du scénario vont faire que tout repose sur les personnages, mais même si nous avions développé une grande sympathie pour eux durant la première saison, la remise en route est trop banale pour les aider à briller dans le cœur de l’action. À la rigueur, Gwen va se montrer un peu plus entreprenante, mais ce sera tout. Gaius poursuit ses ruminements ; Uther passe son temps à s’écouter parler ; Morgana est de nouveau coincée avec ses cauchemars, comme si on refusait de lui donner quelque chose d’un peu plus concret ; Arthur est le brave chevalier qu’il se doit d’être ; et Merlin est… Merlin. Il nous reste le dragon qui fait un retour forcé, et fort pratique, qui va permettre de poser un élément qui reviendra probablement hanter notre héros le moment le moins opportun possible.

Bref, une reprise en petite forme, mais qui délivre tout de même sa dose réglementaire d’action, d’humour, de mystère et de magie. Cornelius Sigan est à reléguer au rang des personnages aux potentiels non exploités, alors qu’il pouvait s’inscrire comme étant une suite logique à Nimueh. Il semble que les enjeux de la saison soient encore à préciser, car de ce côté-là, seul le rapprochement entre Gwen et Arthur parait être concret.