Arthur se lance dans une quête en solitaire afin de se prouver à lui-même qu’il est digne du trône de Camelot. Il part donc à la recherche du trident d’or qui est en possession du Roi pêcheur. Morgana voit là une opportunité pour lui nuire et lui donne un bracelet magique qui doit le handicaper.

Cette saison, Merlin semble être un peu plus ambitieuse qu’avant. Ainsi, cet épisode va nous entrainer dans une quête qui mêle magie et légendes arthuriennes.

Le Roi pêcheur est ici sorti de son contexte habituel, car il est lié à la quête du Saint Graal, mais dans un sens, son utilisation n’est pas forcément éloignée de celle qu’on lui connaissait. Au lieu d’être le dernier protecteur de la célèbre relique sacrée, il va protéger quelque chose qui s’annonce comme étant un élément clé dans la mythologie de la série.

Mais tout commence par Arthur qui veut accomplir une quête pour prouver qu’il est digne du trône de Camelot. D’un point de vue extérieur, cela parait plus comme un appel aux problèmes qu’autre chose. Arthur a-t-il encore quelque chose à prouver ? Probablement pas, mais au moins, une fois que ce sera fini, il n’y aura plus de doutes.

En tout cas, Morgause et Morgana vont intervenir pour ruiner le petit voyage et Merlin va s’en mêler pour contrer leurs plans. Il ne peut pas vraiment le faire seul, il va alors chercher l’aide de Gwaine.

Il est assez agréable de voir celui-ci revenir si tôt dans la série et il semble que ce n’est pas la dernière fois qu’on le revoit cette saison.

Quoi qu’il en soit, la quête possède ses points forts, comme les rencontres avec Warwick Davis qui joue ici le gardien d’un pont. Il y a également une bonne dose d’action et de suspens. Quelques similis dragons et un tête-à-tête mystique. Certains passages auraient certainement gagné à être moins évidents dans leur exécution, d’autres, comme le face à face avec le Roi pêcheur, auraient pu jouer plus légèrement sur l’ambiance dramatique, mais, dans l’ensemble, l’épisode est assez dense et suffisamment bien rythmé pour délivrer une aventure digne de ce nom, et ce, sans oublier la petite pointe d’humour habituelle de la série.

Le point faible se révèle une nouvelle fois être Evil Morgana et l’interprétation grossière de Katie McGrath qui force beaucoup trop ses expressions pour maintenir sa touche diabolique. Il faut quand même reconnaitre qu’il aura nécessité au moins tout ça pour que Gwen s’en rende compte – cette légère avancée n’est d’ailleurs pas négligeable du tout pour l’évolution de l’intrigue.

Plus que l’aventure qui parvient à tenir ses promesses, The Eye of the Phoenix fait avancer l’histoire générale de la série en bougeant quelques petits pions et en posant de nouvelles pièces. Ce qui va en découler n’est pas encore mesurable, mais il est clair que cela ne sera pas anecdotique. En tout cas, ça ajoute une touche de mythologie qui éveille la curiosité et c’est appréciable, surtout pour accompagner un épisode prenant et bien maitrisé.