Merlin – The Once and Future Queen (2.02)

Merlin aide Arthur à rester inconnu lors d’un tournoi, tandis qu’un tueur est envoyé pour éliminer le prince.

Avec une histoire de tournoi et de tueur, on pourrait se demander quel est le sens de ce titre, jusqu’à ce que se mette en place toute la supercherie et que l’on comprend ce que la future reine à avoir là dedans.

Mais tout commence par une déception. Arthur réalise qu’il a beau participer au tournoi au même titre que les autres participants, son titre de prince fait qu’il n’est pas traité à avec partialité et que ses victoires ne sont peut-être pas vraiment les siennes.

Décidé à prouver qu’il est vraiment le meilleur, il se lance dans une petite mascarade, aidé par Merlin. Il va trouver un paysan pour faire le chevalier, mais quand il porte l’armure, c’est Arthur qui prend la place. Bref, il se donne beaucoup de peine pour démontrer ce qu’il veut démontrer, mais pour Guenièvre – car c’est ainsi qu’Arthur l’appelle désormais – il a beau parler d’humilité, il est toujours le même arrogant privilégier.

Le contexte est posé, Merlin court dans tous les sens, et tout va se mettre en place pour que la servante et le futur roi se rapprochent. On ne peut pas dire que ce soit mal fait, au contraire, l’évolution de leur relation est certes soudaine – même si l’épisode précédant laissait entre apercevoir ce changement –, elle n’est pas pour autant absolue. La réalité des choses fait que les deux ont une place et qu’ils doivent la tenir. En attendant, toute l’affaire offrira l’opportunité à celle que l’on peut encore nommer Gwen, d’obtenir des scènes plus intéressantes, même si par moment les envolées lyriques qui servent à l’accompagnement musical viennent alourdir le tout.

Guenièvre et Arthur, ce n’est pas pour tout de suite, mais ça démarre correctement et pas trop brusquement, ce qui permet de donner à cette relation un peu de crédit, car elle va bien en avoir besoin vu la conjoncture dans laquelle elle prend place. Le problème vient des modifications apportées au personnage de Guenièvre à l’origine, mais il est un peu tard pour commencer à en tenir rigueur. Il faut juste composer avec.

Pour donner un peu de drame et fournir à Merlin son utilité magique, on ajoute Adrian Lester en guest qui joue un terrible assassin venu éliminer Arthur. Malheureusement, les talents de l’acteur ne seront pas exploités, et il se contentera seulement d’avoir l’air menaçant dans la majorité de ses scènes. De ce côté-là, le scénario ne réserve aucune surprise.

Au final, si l’intrigue d’Arthur est légèrement stupide, sa véritable finalité n’est pas mauvaise et presque touchante – la série manque un peu de sentiments par moment, alors quand il y en a, autant que ça fonctionne. L’ensemble ne tient pas trop la route, comme souvent, mais le divertissement que l’on attend est fournit et l’on retrouve bien plus l’esprit et la légèreté de la série que dans le season premiere.