Un tournoi légendaire ouvert à tous a lieu à Camelot. Le frêle Gilli arrive pour participer et, contre toute attente, ne va pas mourir dès le premier tour. Merlin découvre qu’il utilise de la magie. Uther décide de participer une fois de plus au tournoi pour toucher à la gloire une fois de plus.

Avant le double épisode de fin de saison, Merlin nous offre un épisode qui est clairement là pour nous faire patienter une semaine de plus. Pour ce faire, il va recycler les grands classiques de la série, entre les méchants patibulaires, l’utilisation de la magie, et la fierté d’Uther, il n’y a pas de quoi être très surpris.

L’épisode s’ouvre d’ailleurs sans panache, nous introduisant à Gilli, un jeune homme décidé à gagner le grand tournoi qui a lieu à Camelot. Le truc, c’est qu’il n’est pas un guerrier, mais il possède une bague qui lui permet d’utiliser de la magie.

Gilli va se faire repérer sans tarder par Merlin et Gaius – il faut dire qu’il n’est pas très discret. Merlin replonge alors dans ses discours mielleux et optimistes pour tenter de convaincre le combattant inexpérimenté qu’il ne faudrait pas qu’il traine trop longtemps dans le coin.

Bien entendu, il ne va pas le faire et, sans trop de surprises, Merlin se retrouve une fois de plus à projeter qui il est dans celui qui est en face de lui, persuadé qu’en tant que magiciens, ils doivent se comprendre. Il serait temps que Merlin ouvre les yeux et arrête de se montrer aussi empathique, car, à ce point, le personnage semble juste ne jamais rien apprendre, ce qui l’encourage à répéter encore et encore les mêmes erreurs. En conséquence, le scénario est en mode automatique et on ira jusqu’à nous ressortir le dialogue avec le dragon afin que tous les basiques de la série soient passés au crible.

Pour nous distraire, Uther et Arthur ont le mérite de fournir une dose de fraicheur qui finira par pousser Morgana à faire une grosse grimace. C’est appréciable, mais, là encore, entendre dire qu’Arthur a « enfin » prouvé qu’il est prêt à être le roi sonne bien trop familier pour offrir une conclusion originale. Combien de fois par saison doit-il prouver qu’il est digne du titre ?

Bref, l’ensemble manque de toute façon de rythme, les enjeux sont redondants, et les risques trop exposés pour vraiment se faire sentir. De plus, les combats souffrent en général d’une absence de panache, ce qui n’arrange pas grand-chose.

The Sorcerer’s Shadow est probablement l’épisode le plus faible de la saison, car, non seulement son scénario est fade, mais il ne fournit pas l’humour qui permet habituellement de sauver les histoires les moins intéressantes de la série.