Ollie rejoint le groupe pour faire accomplir son travail d’intérêt général, mais il finit son premier jour avec une balle dans la tête après qu’un psychopathe persuadé d’être dans un jeu vidéo l’air prit pour cible.

Nathan : A bunch of young offenders develop super powers and not one of us thinks about using them to commit crime?! Shame on us!

Les épisodes passent et continuent à poser les fondations d’un plan plus large qui semble bien dépasser les limites de la saison. Cela dit, certaines pièces tombent pour en faire apparaitre d’autres qui se devaient d’être révélés. Par là, je parle de Nikki qui se retrouve une fois de plus propulsée dans l’univers des misfits. Ce qui la lie à Curtis ne fait plus de doute, surtout maintenant que ce dernier s’est « libéré » d’Alisha. Il faut dire que le couple n’était plus qu’une illusion.

Quoi qu’il en soit, l’épisode va nous entrainer dans une intrigue un peu survoltée qui place le groupe en danger quand un malade qui se croit dans un GTA-Like les prend pour cible. Le méchant de l’histoire ne sera pas une seconde développé, vivant par procuration dans son univers pixelisé, mais il va être un déclencheur d’une rare efficacité quand il s’agit de fournir de l’action, du suspens, et une bonne dose de comédie.

On constate une fois de plus que les misfits sont moins séparés qu’ils l’étaient dans la saison 1, et cela se montre efficace dans certaines limites, car le développement des personnages se fait alors plus ponctuel, et certainement moins profondément.

Cela dit, l’épisode précédent avait enclenché pas mal de choses qui vont ici influer sur ce qui se passe. De plus, il est appréciable de voir que le groupe parvient à réaliser les limites de leur réflexion sur ce que leurs pouvoirs impliquent désormais pour eux. Ils arrivent bientôt au bout de leur service obligatoire pour la communauté et il est temps qu’ils réfléchissent à l’après. La question est clairement dans la tête d’Howard Overman et au cœur de cette saison.

En tout cas, pour revenir à l’épisode, la mise en scène se montre particulièrement efficace et inventive, même si on peut se demander pourquoi les rues sont souvent si désertiques dans ce quartier, surtout quand l’un des protagonnistes est poursuivi par quelqu’un qui veut sa mort. L’ambiance profite de la situation, mais ça enlève une certaine crédibilité.

Au final, ce quatrième épisode possède d’excellents moments, ne laisse que peu de répits, et offre à Alisha et Curtis – principalement – de quoi se lancer dans des directions différentes. Misfits s’éloigne petit à petit de ses racines, en particulier depuis que la disparition de travailleurs sociaux ne vient plus hanter les personnages, mais cet éloignement semble répondre à un besoin naturel de sortir l’histoire de son environnement afin de permettre une transition plus douce quand les misfits vont quitter le centre communautaire. À voir si cela parvient à rester cohérent jusqu’au bout.