Primeval – Series 2 Episode 4
Le détecteur d’anomalies de Connor se déclenche, mais l’anomalie ne reste pas assez longtemps active pour être détectée précisément. Sur place, un jeune garçon disparaît. Cutter et son équipe commencent à traquer un mammifère marin qui semble être une future évolution du requin. Durant la chasse, Abby va se fait attraper par le monstre.

Comme pour le final de la première saison, Primeval sort des monstres préhistoriques pour nous sortir des prédateurs venant du futur. Bien que le concept se révèle intéressant, il n’y a pas spécialement de changement dans le déroulement des opérations. Par là, j’entends bien sûr que Nick et son équipe ne semblent pas plus intéressés par en savoir plus sur le monstre, préférant s’en débarrasser avant tout. On peut le comprendre, mais quand la série à débuter, la curiosité intellectuelle des principaux protagonistes, les poussait vers l’étude et la compréhension, plus que vers la chasse pure et simple.

Ceci n’est qu’une observation d’ordre globale, car dans cet épisode, les évènements vont pousser l’équipe à agir différemment. Il semble qu’il y ait une volonté de creuser la scission entre Cutter et Stephen. Ce n’est pas fait avec une grande délicatesse, mais les deux hommes semblent pousser à s’opposer sur les méthodes, et plus. Avec la petite révélation finale – l’implication des plus prévisible d’Helen – on comprend où veulent aller les scénaristes. La femme va forcément travailler contre Nick, ou juste à la rupture entre son ex et son ami. Bref, il y a des remous à l’horizon.

Le petit complot de Leek est donc sponsorisé par Helen et son aptitude naturelle à semer la zizanie. La surprise est courte et assez logique, mais un peu décevante, car sans fondements explicites, on a l’impression qu’elle est ajoutée à l’intrigue pour pouvoir l’utiliser – faute de mieux.

Du côté de Connor et Abby, les dissensions ne s’arrangent pas avec la présence envahissante de Caroline. Rien de bien subtil là-dedans, surtout la conclusion de l’épisode qui nous entraine dans un triangle amoureux bien trop classique, et pas franchement nécessaire. Enfin, cela sera à confirmer quand on aura compris le rôle que joue Caroline dans toute l’histoire, car pour le moment, son utilité semble des plus anecdotiques.

Et Jenny Lewis là-dedans ? Et bien, elle freine un peu sur le make-up, met son arrogance entre parenthèses, ou du moins freine les sarcasmes. On ne retrouve pas Claudia Brown, mais elle est quand même plus agréable, socialement parlant.

Sortie de toutes les petites intrigues indépendantes, l’épisode se montre assez rythmé, et le suspens est véritablement effectif, malgré le côté toujours un peu faible de certains effets spéciaux qui pourrait attaquer la crédibilité de l’histoire. Même si on sait qu’Abby a toutes ses chances, on se surprend à craindre pour sa vie. Il faut dire que les séries anglaises ne sont pas réputées pour leurs attachements aux personnages principaux, ce qui permet de maintenir un suspens qui n’existerait pas de l’autre côté de l’atlantique, où la mort d’un personnage est toujours précédée d’un gros buzz et se déroule pendant les sweeps.