Robin Hood – Cause and Effect (3.02)

Le Shérif enrôle de force des villageois pour les vendre en tant que soldats à un groupe de révolutionnaires Irlandais. Voulant aider son frère à éviter d’être pris, Kate va se retrouver contrainte de donner Robin Hood à l’ennemi.

Alors, qui va visiter la prison du château cette semaine ? Robin ! Ça change, il faut bien l’avouer, mais Much, Allan et John y étaient déjà la fois dernière.

Après nous avoir présenté frère Tuck, voilà Kate, la nouvelle combattante du groupe, qui ne va pourtant pas se joindre immédiatement aux hors-la-loi. Cela sera inévitable, car après les départs de Marian et Djaq, le quota féminin de la série a chuté de manière drastique.

Enfin bon, l’histoire du jour met en scène des Irlandais qui ne sont pas amis avec le shérif, au contraire, ils veulent se battre pour obtenir l’indépendance de leur pays, mais les affaires sont les affaires et les deux parties ont besoin l’une de l’autre. Cela nous amène aux villageois forcés de devenir des soldats pour renflouer les comptes du château. À force, on peut se demander qui va rester pour payer les taxes, entre les hors-la-loi, ceux qui sont tués et ceux qui sont vendus…

Si la base de l’intrigue est aussi épaisse qu’à l’habitude, que le coup de l’évasion est légèrement over the top, mais dans les standards de la série, il y a quand même une chose qui ressort avec intérêt de cet épisode, et ce n’est toujours pas la coiffure sauvage de Gisborne.

Je parle bien entendu de Kate, pas encore combattante, pas vraiment fan de Robin, mais bougrement déterminée. Elle a une personnalité bien affirmée qui lui permet de ne pas s’effacer sans pour autant virer dans la caricature. De même, on notera que comme David Harewood, Joanne Froggatt surprend par la qualité de son jeu, bien au dessus de la moyenne de Robin Hood.

Pour finir, un petit mot sur Frère Tuck. Après son arrivée fracassante, il continue de creuser son trou sans se fatiguer. Ses dialogues sont plus réfléchis que ceux de ses partenaires et il impose son charisme avec une certaine aisance, ce qui a tendance à amplifier le côté effacé d’un personnage comme Little John.

Donc, ce second épisode est supérieur au précédent, ce qui n’était pas difficile. Il souffre de la traditionnelle construction redondante des intrigues de la série, mais bénéficie de quelques points positifs provenant des nouveaux protagonistes. Ceux-ci vont peut-être permettre au show de remonter un peu la pente. On verra. En attendant, la fin nous met cet enragé de Gisborne dans une situation délicate dont on sait qu’il va certainement s’en sortir. Le fait est qu’il va falloir rapidement l’extirper de l’état d’énervement extrême dans lequel il vit, sinon il va nous claquer entre les doigts.