Robin Hood – Lost in Translation (3.03)

Un haut représentant de l’Église arrive à Nottingham et doit se plier aux ordres du Shérif qui lui fait du chantage. Il condamne alors Robin et sa bande au statut d’hérétiques pour que les villageois les dénoncent.

La religion fait son apparition dans Robin Hood, et l’on peut certainement affirmer que c’est dû à la présence de Frère Tuck. L’ajout de nouvelles thématiques dans la série n’est clairement pas une mauvaise idée, surtout si ça permet à Tuck de prendre part activement à l’action.

Mais pour commencer, qui se fait prisonnier cette semaine, avant, bien entendu d’être libéré ? Et bien, tout le monde, et plus, étant donné que Tuck a le droit d’échapper à sa condamnation à mort deux fois en deux jours ! Quel homme.

Trêve de plaisanterie, car le Shérif, lui, il ne rigole pas. Débarrassé de Gisborne, temporairement, il va pouvoir reprendre pleinement les devants de l’affiche. Keith Allen s’en donne à cœur joie, jouant son rôle dans tous ses extrêmes, mesquineries, mensonges, chantage, et j’en passe, le Shérif a la grande forme.

Donc, religion, disons-nous. David Hayman interprète un abbé qui a traduit la Bible en anglais. Une chose encore jamais faite jusque-là. On ne sait pas trop comment, le Shérif a mis la main sur cet ouvrage et menace de le brûler. Bref, tout l’intérêt de cette intrigue se trouve dans les scènes qui opposent l’abbé à Tuck. Les deux acteurs sont vraiment très bons et vont donner une véritable épaisseur à cette histoire.

Sorti de cela, c’est du traditionnel. En fait, sans cela, l’épisode est tout bonnement aussi peu crédible qu’à l’accoutumée, car bourré de raccourcis ahurissants, mais peu surprenants. On regarde Robin Hood quand même, on a l’habitude.

Pour finir, Kate obtient un rôle dans l’intrigue, certes, elle y est poussée, mais le personnage a tout de suite trouvé sa place dans le décor et paraît déjà plus ou moins indispensable. Il semble aussi se confirmer qu’elle pourra permettre à Much d’avoir enfin de quoi être mis en avant, il était temps.

Donc, l’épisode bénéficie du même traitement bien poussif que la série a l’habitude de promulguer à ses histoires, mais il y a quand même de bonnes choses, outre l’absence de Gisborne et de sa chevelure sauvage, qui font que cela passe sans désagrément. Avec un soupçon de second degré, ça aurait pu être encore meilleur.