Effy sort de la clinique psychiatrique après sa convalescence. Elle retrouve Freddie et ses amis, mais les choses ne sont pas si faciles.

Effy est le seul personnage a apparaître dans les quatre saisons de la série, et par conséquent celui auquel on est le plus attaché. Selon moi elle est la parfaite incarnation de la série, c’est pourquoi le visionnage de ce dernier Effy-centric s’est fait avec beaucoup de nostalgie. L’épisode va d’ailleurs réussir à revenir sur pas mal d’éléments qui ont jalonné son parcours depuis le début.

Je commencerai par saluer le travail de Kaya Scodelario, qui est une des meilleures révélations de la série. La dernière fois qu’on avait vu Effy, elle avait sombré dans la folie et tentait de se suicider. On la retrouve à la fin de son traitement en hôpital psychiatrique, où elle est suivie par le docteur Foster. L’épisode commence par une discussion au sujet de Tony, ce qui fera plaisir à tous les fans de la première heure. L’accident de son frère a marqué un tournant dans la vie de la jeune fille. A partir de ce moment, elle a dû être responsable, confrontée malgré elle au handicap, et de là les choses n’ont fait qu’empirer.

L’épisode se construit comme un nouveau départ. Effy reprend de zéro: plus d’alcool, plus de drogue, seulement les pilules prescrites par le psy. Lorsqu’elle rentre chez elle, Effy retrouve sa chambre vide, d’un blanc immaculé (clinique), loin de l’état miteux dans lequel elle l’avait laissée. Mais les démons ne sont pas vraiment partis, ses affaires ont juste été rangées dans un placard; à l’image de la thérapie très spéciale de John qui consiste à faire comme si les mauvais souvenirs ne s’étaient jamais produits.

Cette thérapie, Naomi sera la première à la contester, en confiant à Effy son incrédulité, que le spectateur partage. Ce n’est que plus tard dans l’épisode, que l’on comprend jusqu’où va cette technique. Elle est poussée à l’extrême (aidée par de l’hypnose), jusqu’à l’amnésie partielle! L’influence du médecin est de plus en plus claire, et on réalise que les choix qu’Effy fait ne sont peut-être pas les siens.

Ainsi, Eff va voir Freddie dès qu’elle rentre. Elle semble enfin sereine et en paix avec elle-même, ce qui donne encore plus de force à la réunion des amoureux. Puis c’est le retour au programme, à la routine rythmée par les prises de pilules, tout ceci étant inscrit sur un grand tableau blanc dans sa chambre. Elle retrouve une peluche oubliée: le retour à l’enfance serait-il la solution?

Elle va ensuite choisir de se séparer de tous ses amis et même de Freddie, qu’elle dit ne pouvoir aimer, car il l’a « rendue  folle ». Isolée, John a toute liberté d’orchestrer son lavage de cerveau. Effy oublie littéralement qui elle est. Lorsque sa peluche disparaît, elle fouille sa chambre de fond en comble, jusqu’à ouvrir le placard aux démons. Elle va alors tout brûler, ne gardant aucune trace de sa vie passée. Il s’en suit une séquence effrayante où elle passe la soirée avec Cook, en croyant le rencontrer pour la première fois!

C’est lorsqu’elle passe par l’endroit où Tony a eu son accident, que la mémoire commence à lui revenir. Le tempo s’accélère, Effy retrouve la notion de sentiments, de sensations: elle veut avoir peur, avoir mal. Elle veut aller voir Freddie, et les scénaristes réunissent ainsi le trio qui est devenu attachant, maintenant que Cook est un ami. Il m’a d’ailleurs beaucoup impressionnée, qu’est-ce qu’il a mûri!

À partir de là, c’est retour à l’hôpital. Effy est de nouveau elle-même, Freddie à ses côtés pour une nouvelle déclaration d’amour (on ne s’en lasse pas). Il est aussi intéressant de voir comment le jeune homme et la mère d’Effy se sont rapprochés. La construction ternaire de l’épisode pourrait faire croire à un cercle vicieux, mais Effy brise le cycle en rejetant Foster. On est soulagé et enfin prêt à voir tout ce petit monde heureux. Ce serait bien mal connaître les scénaristes: le retournement de situation final est un des plus choquants de la série!

C’est l’avant-dernier épisode pour la seconde génération de Skins. On assiste à la reconstruction mouvementée d’Effy, et on est une fois de plus emporté par un récit dense et sans fausse note. On attend plus que l’épisode de conclusion qui s’annonce d’ores et déjà épique!

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