Mini se sent menacée lorsque Grace se fait aider par Franky dans la préparation d’un défilé de mode pour une œuvre de bienfaisance. Pendant ce temps, sa relation avec Nick rencontre des difficultés.

Même si ce n’est le que le troisième épisode, celui-ci était particulièrement attendu au tournant. Après le visionnage de Franky, on était resté perplexe quant à la direction qu’empruntait la série avec le personnage de Mini, la queen bee. Son épisode se devait donc de la faire sortir de la caricature, vers un personnage plus complexe, plus intéressant et donc, plus digne de Skins.

C’est donc ce que va s’atteler à faire ce Mini, malheureusement, sans grande conviction. Il faut rendre honneur aux scénaristes de ne pas avoir commis l’erreur d’une complète réécriture du personnage. En ce sens, son développement est tout à fait logique. On ne s’étonne pas d’apprendre que la jeune fille a des troubles de l’alimentation, par exemple. Ou encore, que sa vie n’est pas aussi sous contrôle qu’elle aimerait le laisser paraître.

Et c’est en fait là qu’est tout le problème de cet épisode. Tous ces développements ont déjà été faits ailleurs. Quiconque a déjà regardé un teen show a déjà vu cet épisode. Il arrive toujours le moment où l’équipe scénaristique se doit de complexifier la «garce». Skins nous offre donc un pot pourri de tout ce qui se fait le plus souvent en la matière. Anorexie ? Check. Virginité déguisée en sexualité extravertie ? Check. Le petit ami ne pense qu’à coucher ? Check. Le petit ami couche avec la meilleure amie ? Check. Et la liste continue. Avec, en toile de fond, un défilé de mode, on a plus l’impression de regarder une série pour ados lambda qu’un épisode de Skins. Il ne manquait plus que le soleil californien.

On s’imagine facilement que Mini a grandi en regardant ce type de programme. En témoigne sa transformation finale en parfaite poupée barbie, toute en cheveux décolorés et crème autobronzante. Le fond du problème est qu’elle n’aurait jamais dû faire partie de cette nouvelle génération. Mini n’a tout simplement pas sa place dans Skins. Au pire, elle aurait pu être un personnage secondaire à but comique, mais en faire un des principaux protagonistes est une erreur que les auteurs ont bien du mal à corriger. Comment donner de la profondeur à ce qui n’en a pas?

Si Nick, le petit ami, risque de souffrir du même problème, sa meilleure amie Liv’ semble avoir plus de potentiel. Elle se révèle un peu plus dans cet épisode, et elle semble être la plus proche des anciennes générations. Si ce n’est pas la grande débauche, la petite virée au bowling nous montre que ces ados ne sont pas aussi rangés qu’ils en ont l’air. Ouf, on a failli avoir peur!

Si, comme Franky, votre âme est bonne, vous donnerez une seconde chance à Mini. Les autres auront juste de la pitié ou, au pire de l’indifférence. On est touché par cette histoire d’adolescente qui se rêve femme, mais n’est pas encore prête à le devenir. Le «walk of shame» final où elle retrouve sa mère est même franchement pathétique.

Ce n’est pas mauvais donc, mais ça manque cruellement de passion. Dix minutes de moins auraient sûrement été bénéfiques. C’est tout de même un premier pas vers une transformation du personnage qui, espérons-le, finira par trouver sa place dans l’univers de Skins. Pour l’instant, elle continue malheureusement de faire tache.

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