Rich fait appel à Grace pour qu’elle l’aide à obtenir un rencard avec la fille de ses rêves.

Cette semaine, on s’intéresse au métalleux de la bande, Rich. On continue donc toujours sur la thématique identitaire, avec, cette fois, une personnalité bien affirmée, contrairement à la réservée Franky. On notera, au passage, que celle-ci semble sortir de sa coquille, et ses quelques interactions avec le groupe renforce son quota sympathie plus efficacement que tout l’épisode dernier.

L’intrigue de l’épisode reste malheureusement prévisible. Mais elle est orchestrée avec émotivité, et la série réussit, cette fois, à toucher la sensibilité du téléspectateur. Grace et Rich sont bien partis pour devenir le nouveau couple phare de la série. Ils n’ont pas encore la force de Naomi et Emily, mais cela pourrait venir.

Comme souvent dans la série, ce n’est pas tellement le personnage central qui ressort gagnant de son épisode. En effet, cette semaine, c’est surtout Grace qui récolte les lauriers. Franky laissait déjà transparaître qu’elle était la plus ouverte des filles populaires, et cet épisode le confirme. Un potentiel énorme se dégage du personnage, qui est bien plus que le simple toutou de Mini, et elle illumine chacune de ses scènes. On sent une vraie complexité, et elle est clairement une des plus intéressantes de cette nouvelle génération.

L’histoire de Rich a beau être très touchante, elle finira par jouer en sa défaveur. Enfermé dans sa case « métalleux », il n’en sortira que trop tard, son comportement radical et sans concession laissant peu de place à la complexité. Néanmoins, grâce à lui, les scénaristes se rapprochent de l’esprit Skins, absent de l’épisode de reprise. Les dialogues sont plus piquants, et on retrouve le sens de la poésie propre à la série. Le meilleur exemple est probablement la scène où Rich – sourd – va assister au ballet de Grace. À travers un montage de très bonne qualité, on assiste littéralement à la naissance d’un premier amour.

La musique est à coup sûr le meilleur atout de cet épisode. Que ce soit le métal brut ou les monuments de la musique classique, tout fait mouche. La musique a toujours fait partie intégrante de la série, mais c’est la première fois que celle-ci s’intéresse à un personnage qui s’identifie essentiellement par ses goûts musicaux. Les deux styles cités précédemment sont d’abord séparés, inconciliables, comme les personnages. Ils finiront par trouver des ponts l’un vers l’autre, au moment du concert, lorsque Grace est portée par la foule. Chapeau bas à Kyle Lynd !

On remarquera néanmoins que l’épisode souffre de quelques longueurs. Le fait que les personnages soient séparés en groupes distincts fait que les interactions ne dépassent pour l’instant pas les trois-quatre protagonistes à la fois. Il faut aussi noter qu’avec un personnage aussi affirmé que Rich, le risque était que les scénaristes retombent dans les excès faciles et outranciers de la saison 3. Il n’en sera rien, la drogue et le sexe étant pour l’instant toujours aux abonnés absents. Cet épisode confirme donc la direction prise de revenir à des personnages plus simples et réalistes, même si cela veut dire qu’ils sont moins intéressants.

C’est donc un épisode bien plus concluant que le précédent. Grâce au trash metal de Rich, Skins semble retrouver du punch. L’épisode de la semaine prochaine sera très significatif, puisqu’il s’attaquera au personnage – pour l’instant – le plus détestable : Mini. Parviendra-t-elle à gagner notre sympathie? Rien n’est moins sûr, étant donné qu’elle a complètement ruiné sa seule scène de l’épisode.

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