Spooks – series 6, episode 1 et 2

Retour de nos espions anglais sur la BBC, et en double dose, ce qui signifie 2h. Ou 1h59. Un truc dans le genre quoi.

Nous voilà à la sixième saison de la série d’espionnage de référence. Cela n’empêche pas l’essoufflement, et la saison dernière avait fait preuve de grande faiblesse. Les scénaristes avaient eu des difficultés à se dépatouiller de la dépression d’Adam, survenue après la mort de sa femme. Une saison entière à le voir s’enfoncer dans les abimes, c’est typiquement anglais. A cela s’ajoutait le départ de Ruth, un des derniers piliers de la série. Plus que deux personnages ont survécu à l’hécatombe, et autant dire que la relève n’est pas toujours à la hauteur. Zaf, remplaçant de Dany, a toujours fait – ou presque – de la figuration depuis son arrivée au Grid, et Jo est presque trop belle pour qu’on y croit. À tel point que les scénaristes ont fait d’elle le personnage le plus faible de la série. Seule Ros aura survécu à ce phénomène. Son arrivée l’année dernière a permis de mettre un peu de piment, et l’actrice a été tellement mise sur le devant que les intentions scénaristiques étaient plus qu’évidentes.

Après tous ces remous, il était temps de revoir un peu la copie. Alors, l’idée ambitieuse de l’année semble de créer une intrigue sur toute la saison. Soit, pourquoi pas.

Pour débuter la saison, nous plongeons dans une histoire de virus, parti de Tehran, Iran, qui va alors arriver jusqu’à Londres, Angleterre par un mauvais coup du sort, ou plutôt par le fait que nos espions vont se faire avoir. Les Anglais vont se faire manipuler, mais il apparaît que ce ne sont pas les seuls à perdre le contrôle de la situation. Mais bon, comme on est dans Spooks, il y a des tenants et aboutissants complètement inexplicables avec des mots, et, qui plus est, à la fin, nous n’avons pas toutes les réponses.

Ruth partie, il faut trouver une nouvelle «secrétaire/assistante/partenaire » à Harry, et c’est ainsi que nous rencontrons Connie. Cette dernière a semble t-il déjà travailler pour le MI-5 (outre le fait que dans son énorme sous-sol se trouve des pièces où l’on peut torturer des hommes). Elle connaît Harry et Malcolm assez bien, et se trouve être plus que compétente. Harry lui propose donc un travail. Connie me plait assez bien, elle est assez opposée à Ruth pour qu’on ne fasse de comparaison, que ce soit dans le comportement ou l’âge du personnage. Son dynamisme et ses bonnes répliques ne peuvent faire que du bien à la série.

La grande conséquence de ces deux épisodes est la disparition de Zaf. Kidnappé avec le porteur du virus, et rejoint dans son calvaire par Adam, il va permettre à ce dernier de partir, mais va rester. Malade, on ne sait ce qui lui est arrivé. Est-il mort ou vivant ? Où se trouve-t-il ? Ros parait décider à le retrouver. Mais avant de retrouver leur agent, ils doivent arrêter le virus. Et c’est là qu’on arrive au kidnapping d’hommes d’influences. Très bien orchestré. Cela va pouvoir donner à Jo une vraie histoire, et de montrer son véritable potentiel d’agent.

Les éléments sont donc mis en place pour la suite : le commanditaire du virus, Copenhague, reste un mystère, Ros veut partir rechercher Zaf, mais elle se fait tirer dessus (pour l’endormir). La continuité est donc là. Je pense alors que l’on suivra dans la suite une nouvelle histoire, mélangé à celle-là. Enfin, ce n’est que supposition.

Je termine sur la vie privée de nos personnages. Adam, dans sa dépression, fréquentait la baby-sitter. Avec son pétage de plomb en bonne et due forme, et la fin de la saison dernière où lui et Ros réussissaient à survivre juste à temps, ce qui devait arriver arriva : les deux agents forment un couple. L’idée est-elle bonne ou non ? À voir par la suite. C’était assez prévisible, comme idée, mais en ce qui concerne la vie privée, les scénaristes sont capables du meilleur comme du pire, alors il faudra voir avec le temps.

Spooks reprend avec une histoire assez complexe, comme à son habitude. Concentration au maximum pour le spectateur. Les deux épisodes forment un ensemble assez équilibré, le deuxième épisode est bien plus mouvementé que le premier et bien plus ambitieux. J’ai aimé l’idée du décompte de personnes contaminé dans Londres, et aussi la façon qu’ils ont de procéder pour enrayer la crise. Une petite pensée pour toutes ces séries policières, quand Malcolm se voit agrandir une zone d’une photo, et qu’il lui faut du temps pour avoir une image nette. Le réalisme est toujours de rigueur, et cette fois-ci, à la hauteur de nos attentes.

Pour la suite des reviews de Spooks, rien n’a encore été décidé. L’avenir me dira si oui ou non j’en ai le temps, la possibilité, et aussi si l’évolution scénaristique en vaut la peine. Autrement, on se retrouvera dans 8 semaines pour le bilan de saison !

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CaroleC
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