Spooks – Series 6, episode 6 a 8
L’Iran est sur le point d’avoir l’arme nucléaire et le MI-5 va vouloir l’empêcher. Les évènements ne se déroulent pas comme prévu, mettant alors en péril les relations avec la CIA. Une fois la mission échouée, le MI-5 doit trouver un arrangement, et à l’aide de l’agent de la CIA, décide d’organiser une émission télévisée avec le consul, à qui on a promis la sécurité de sa femme en échange. Mais, cela tourne en prise d’otage en direct, pour faire connaître au monde que l’Iran possède maintenant la puissance nucléaire. Kaplan, présent sur les lieux, aide Ros et Adam à s’en sortir, alors qu’il se retrouve forcé à la fin à signer un papier faisant de lui un espion. Il enquête aussi sur deux personnes faisant partie de Yalta. Ros lui ment, et les autres découvrent à peine l’existence de ce groupe. Alors qu’il se retrouve à filer Margritt, il la voit avec Ros et filme un moment avec son téléphone. Les Américains éliminent les membres de Yalta, alors que ces derniers ont planifié une attaque contre eux. Ros découverte, elle retourne au MI-5 où Harry doit prendre une décision. Après les dernières infos qu’elle leur fournit, il décide de l’utiliser pour pouvoir arrêter l’attaque. Harry et Adam filent Ros, seulement Harry va se faire prendre et alors découvrir qu’il s’agit de Juliet qui est à la tête de Yalta. Elle lui propose de les rejoindre alors qu’Adam est parti avec l’ordinateur retrouver Malcolm pour stopper l’attaque, consistant à désactiver les satellites américains. Ros retourne sur les lieux, et Juliet la tue. Du moins, nous donne l’impression. Le produit dans la seringue n’était pas ce qu’elle croyait, et après son enterrement, Adam la ramène à la vie, et lui donne de l’argent pour qu’elle puisse disparaître. Jo, près du cercueil de Ros, après une ombre passée, et sait alors que Ros est en vie.

On peut reconnaître que c’est finement joué. Je ne trouvais pas cette histoire étalée sur toute la saison très palpitante. Le début de la saison est un peu faiblard, et cela n’aide pas. La suite des évènements relève largement, et ces trois épisodes sont largement au-dessus.
Ce n’est pas vraiment les concepts, pourtant, qui aident. D’abord, un épisode dans un avion, puis une autre sur un plateau télé, ce n’est pas très original, et cela sert rarement une série, surtout celle à tendance réaliste. Les scénaristes s’en sortent convenablement. Ce qui est plus appréciable, c’est la complexité de l’intrigue, la place grandissante de Yalta, et les éléments qui prennent soudainement une valeur. Tout a été bien placé, nous ne sommes pas arrivés ici par hasard.
Après avoir perdu Zaf, c’est au tour de Ros de disparaître. L’intégration progressive de Kaplan, journaliste, est un atout non négligeable maintenant que deux agents ne sont plus là. Ce dernier a un vrai potentiel, et le personnage – extérieur au milieu – permet d’offrir un autre angle. Le fait qu’il ne soit pas intégré en un épisode, ou qu’il ne devienne pas un espion (dû moins pas comme ceux qu’on connaît, ni volontairement) permet d’abord de connaître le personnage, et ensuite, d’éviter une intégration trop rapide. Je ne sais quelle va être l’évolution, mais il apparaît évident qu’il va rester un peu dans les parages.
Ros était arrivé après la disparition de Fiona, la femme d’Adam. Son arrivée et intégration venait déjà d’une histoire assez compliquée, le personnage sera toujours resté dans des eaux assez obscures. Ses décisions et ses actions restent quand même assez compréhensibles. C’était un des rares ajouts avec de vraies implications depuis les débuts de changements de casting, et la baisse de qualité de la série. Zaf n’avait jamais été développé, et Jo commence à peine à trouver sa place dans cette saison, avant elle était quasiment inutile. Les scénaristes sont revenus un peu à la source, Kaplan et Connie (en remplacement de Ruth) sont deux éléments apportant réellement du neuf à la série.

3 épisodes dans un ton plus juste, et plus haletant. Le suspense est dosé et l’heure n’a pas de temps morts.

avatarUn article de .
CaroleC
0 commentaire