Spooks - Series 8, Episode 2

Le pays atteint un point critique lorsque l’approvisionnement en énergie est menacé, après l’ explosion d’une usine à gaz.

On ne chôme pas au MI-5, et sûrement pas après l’explosion d’une usine à gaz à Essex, créant une crise énergétique. De quoi bien occuper le nouveau au Grid, Tariq (Shazad Latif), remplaçant officiel de Malcolm.

Et le jeune, il faut bien le dire, fait peu, mais est extrêmement charmant. En tout cas, il apporte une certaine fraicheur et, disons-le, de la jeunesse au sein de la Section D. Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas eu un nouveau membre qu’on pourrait qualifier de décontracté et de non pessimiste. En espérant que le travail ne lui enlève pas toute sa joie de vivre qui me plait tant.

Il y en a une, d’ailleurs, dans le coin, sur qui on s’acharne violemment, c’est Jo. La voilà à partir en croisade pour la protection de Bibi Saparova, femme dont le passé s’entremêle à celui du perfide Urazov, avec qui nos espions sont en contact pour la négociation d’un contrat d’énergie entre l’Angleterre, et … le Tazbekstan. La Russie et l’Amérique se retrouvent aussi imbriquées dans cette crise, où chacun essaie de placer ses pions, de préférence, pour défavoriser la Grande-Bretagne, qui elle, a besoin d’énergie et doit essayer de manipuler du mieux qu’elle peut pour obtenir ce qui est vital.

Ils n’ont pas complètement le nez fin nos Britanniques, surtout après avoir découvert les premières entourloupes de l’officiellement détestable Sarah Caulfield. Rien que son sourire narquois me donne envie de l’étrangler, mais apparemment, Lucas North aime ses femmes prétentieuses et joueuses. Le baiser de fin, et l’évocation de la chambre d’hôtel n’aident pas notre affaire, cette histoire voit le jour un peu trop vite, alors que nous n’avons eu que le temps de donner le jour à une forte animosité envers la blonde agente de liaison, sorte d’écho de Christine du début de la série – qui d’ailleurs, n’était pas toujours très appréciable.

Si sur le plan relationnel, cela n’est pas bien joué, toute la finesse a été déplacée vers Ruth et Harry. On ne force pas le retour de la première, on n’enterre pas rapidement la hache de guerre – qui n’en est pas vraiment une, mais il faut bien essayer d’imager la situation – et autant dire que, si son retour n’a pas été fait avec la plus grande subtilité, ce qui se passe dans cet épisode me réconcilie presque avec son retour, tellement cela m’est apparu naturel.

Le Grid semble donc se reconstruire (en terme d’effectifs) doucement, ce qui va tendre forcément à donner à cette saison des allures de transitions presque inévitables suite au nombre important de pertes. Malheureusement aussi, ce début de saison fait un peu trop écho au jeu d’échiquier en place à l’ère de Tom Quinn – la preview du prochain épisode ne tuant aucunement cette sensation, au contraire.

Ne souffrant pas d’être l’épisode de reprise, ce second épisode maitrise mieux ses personnages, mais peine un peu sur son début, jouant sur la répétition, avant de réellement voir son intrigue décoller dans la seconde partie de l’heure.