Spooks – Series 8, Episode 3

Pas de repos pour la Section D, quand une réunion secrète de puissants magnats est prise d’assauts par des terroristes armés, détenant alors 8 des hommes les plus riches du monde. Avec eux, Ros, sous couverture, se retrouve témoin des évènements.

Ruth fait son retour à la section D, et comme le dit Harry : « I’m going to need you today« . Une journée qui ne sera pas de tout repos, et clairement éprouvante, à la fin de laquelle, il y aura une perte.

On plonge donc dans une classique situation de prise d’otages virant au procès. Mais, pour réellement rendre l’idée ambitieuse et différente, elle va avoir lieu dans une panic room, connectée au monde qui assiste à l’élimination des hommes détenus. Autant dire qu’il y a de quoi angoisser les responsables des pays, tout particulièrement américains. Car cela se déroule sur le sol anglais, ce sont donc eux les responsables. De la pure politique !

On peut à l’occasion se questionner sur la mise en place du système que Tariq n’arrive pas à vaincre (à partir du moment où quelqu’un l’a crée, il existe donc quelqu’un qui peut le contrer, c’est une règle de base), mais cela est avant tout un prétexte pour renforcer la tension. Et, si cela aboutit à Lucas North dans une piscine, menaçant un homme en le coulant, je n’ai strictement rien contre. J’ai toujours aimé voir nos espions au pied du mur, les préférant voir forcé d’utiliser des techniques extrêmes plus qu’à déplacer subtilement les pions de l’échiquier invisible. Question de goût, il faut le dire. Les deux situations offrent du bon, mais l’urgence des situations a toujours plus amplifié le stress et la prise de risque.

Surtout que finalement, Ros, au cœur de la panic room, ne peut pas faire grand-chose. Sa seule chance est d’orienter l’une des preneuses d’otages, qui, en définitive, n’est pas assez forte (et assez instable) pour encaisser les meurtres de sang froid qui ont lieu sous ses yeux. Une faiblesse humaine que notre espionne va utiliser.

Une grave crise qui se finit dans le sang, dont celui d’un des membres du MI-5. À peine remis des derniers morts ou départs, qui n’ont pas tous eu le temps d’être remplacés, on doit de nouveau dire adieu à un des protagonistes du show. De façon assez brutale, typiquement Spooks.

Cette histoire de prise d’otage possède quelques faiblesses dans son concept un peu vu et revu, mais réussit à y insuffler suffisamment d’originalité et de tension pour que le résultat final soit assez prenant et rythmé. Marqué, en plus, par une mort, l’épisode s’impose comme l’un de ceux dont on se souviendra