Après avoir pris une décision suite sur le coup de l’énervement, Harry doit retrouver Aibek, un membre de l’AFF qu’il a laissé filé, pour éviter que ce dernier mette la main sur un échantillon de Paroxocybin, une menace pour la sécurité nationale.

Il semble que cette saison, les menaces viennent littéralement de tous les côtés. Pas de surprise alors de voir que la série nous joue cette semaine la carte russe, qui permet toujours d’utiliser Lucas. Du moins, c’est ce qu’on peut imaginer au départ, mais les évènements vont prendre une tournure largement différente.  En fait, ce qui est plus notable à ce stade de la saison, c’est que si North a hérité de l’intrigue fil rouge douteuse, c’est Harry Pearce qui est pris dans le réel tumulte de l’espionnage, et qui est le cœur des épisodes.

Le changement de Home Secretary entraine logiquement des oppositions, et Harry, traité de dinosaure, encaisse difficilement cette possible remise en question de ces idées. Le monde de l’espionnage doit bien évidemment s’accommoder des changements de direction politique, mais le chef de la Section D n’accepte pas pour autant de mettre le passé de côté – il est depuis bien trop longtemps dans la profession pour savoir que c’est impossible.

Pour le coup, le voilà à réagir sous le coup de la colère et de l’amertume, en offrant la possibilité à Aibek, membre de l’AFF, d’avoir la vie épargnée après que les agents russes se soient permis de prendre une décision sans consulter les Anglais, avec qui ils étaient associés dans la quête pour la destruction du Paroxocybin.

Cette décision va alors avoir des conséquences, et entrainer la Section D à devoir retrouver l’homme, qui a été envoyé pour retrouver un autre échantillon de cet agent neurotoxique létal, qui se trouve, c’est bien pratique, à Londres. Harry est mis au pied du mur, devant se questionner sur son jugement, alors que l’équipe mène une chasse à l’homme, accompagné du Russe Victor. L’occasion de voir naitre de ce conflit intérieur de nouvelles interactions pleines de sous-entendus entre Ruth et lui, jouant habilement avec la frontière professionnelle et privée, qu’elle que ce soit leurs échanges. Il n’y a pas à dire, cette saison est définitivement la leur, le duo s’impose chaque fois qu’il est à l’écran, incarnation de la complexité de la série, et participant à offrir à une histoire moins fouillée l’épaisseur nécessaire en l’abordant sous un angle différent. Les scènes entre Peter Firth et Donald Sumpter sont par ailleurs tout aussi subtiles.

Dans l’ensemble, Lucas, Beth et Dimitri sont les hommes de main, réalisant le travail, et participant à la mise en scène finale trop orchestrée et manquant quelque peu de surprise. À l’image de ce début de saison, l’épisode joue aussi beaucoup la carte de l’action, offrant ainsi peu de répit à ses personnages dans leur poursuite.

Ainsi, ce troisième épisode fournit une intrigue manquant quelque peu de profondeur, mais qui parvient à en trouver grâce à la position dans laquelle elle place un Harry Pearce tout simplement magistral.

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CaroleC
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