Une cellule d’Al-Qaida kidnappe un soldat britannique, et demande que le Remembrance Sunday soit annulé, considérant cela comme un affront pour tous les soldats musulmans morts. Le MI-5 recherche la cellule, alors que l’espion Lucas North rejoint la section D, après avoir été détenu pendant huit ans par les Russes.

Nous avions quitté nos espions britanniques avec Jo et Adam, prisonnier, et la jeune femme suppliant pour être tuée, plutôt que d’avoir à être torturé. Si le départ de Rupert Penry-Jones avait été annoncé par la chaine, le devenir de Jo était resté dans le flou. On le sait très rapidement, la jeune femme est en vie.

6 mois se sont écoulés depuis les derniers évènements, 6 mois que Ros a passé en Russie, infiltrée dans le pays au service de Sa Majesté. Le Remembrance Sunday approche, jour du souvenir anglais, qui a lieu le second dimanche de novembre. D’ailleurs, durant tout l’épisode, on pourra voir que les espions portent épingler sur leur veste un coquelicot.

Les évènements qui ont eu lieu pendant notre absence ne se révèlent pas majeurs, et ce que nous devons savoir nous est dévoilé avec beaucoup de subtilité, comme la série sait si bien le faire. Jo n’a pas repris le travail, toujours hanté par ce qui lui est arrivé, alors que l’on pourrait se dire qu’Adam Carter se porte bien. Après tout ce qu’il a vécu, finalement, pour lui, ce n’était presque rien ! L’épisode nous introduit aussi Lucas North, espion anglais, détenu par la Russie, qui fait un échange de bon procédé avec l’Angleterre, mise en place de ce qui risque de s’étaler sur la saison.

Ainsi, il y a la mise en avant des relations entre l’Angleterre et la Russie, où cette dernière se joue des services secrets britanniques, mais dont le prix qu’elle va payer va assurément la motiver pour rendre l’appareil. Nous avons déjà eu des intrigues bien plus complexes dans la série, mais cette entrée en matière est efficace, ramenant Ros au pays, Jo à la section D, introduisant Lucas, et offrant un nouveau conflit, qui se passe comme souvent dans les coulisses, loin du regard du public, où les pays manigancent chacun de leur côté.

Comme entre le changement de tête d’affiche que nous avions connue saison 3, où Matthew Macfadyen passait le flambeau à Rupert Penry-Jones, Richard Armitage arrive avant le départ de son collègue, et on nous fournit le nécessaire sur le passé du personnage pour qu’il ne soit pas un inconnu dans le décor, mais il va vite dans la seconde partie être en retrait, laissant la place à Adam Carter, pour son dernier épisode. Une fin digne de Spooks pour le personnage, qui en aura connu beaucoup, jusqu’au bout. Je laisse à chacun découvrir le sort du personnage.

Le retour de Spooks est efficace, et ne déçoit aucunement, prouvant encore une fois sa capacité à surprendre, et à innover, même après plusieurs années.

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CaroleC
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