Avec une attaque nucléaire imminente à Londres, la seule personne pouvant aider l’équipe est Connie…

Nous arrivons déjà à la fin de Spooks, une saison qui aura défilé à la vitesse de l’éclair, qui aura été surprenante, autant par les rebondissements que par sa qualité. Et nous finissons encore une saison sur un cliffhanger, qui ne fait que nous rendre encore plus triste du temps qu’il va falloir patienter avant la nouvelle saison.

Nous découvrons que les Russes ont leur propre Sugarhorse, et qu’il se nomme Tiresias. En route depuis 25 ans, la Russie a placé des taupes dormantes, qui n’attendent qu’un signal pour se mettre en action. Comme le souligne Ros, on ne peut faire confiance à personne. Dans ces conditions, il y a de quoi soupçonner son voisin. Sauf si ce dernier est Lucas North, vu de là d’où il revient. La section D ne sait donc pas qui sont ces agents dormants, où ils sont, et ce qu’ils veulent, mais quelqu’un peut les aider : Connie.

Ce qui est assez flippant avec Connie, c’est de constater que le MI-5, ceux qu’elle a trahi, la veulent en vie, tandis que la première mission du FSB, c’est de vouloir sa mort. Elle en sait beaucoup, leur en a fourni tout autant, mais elle est un danger. L’hypothèse de simplement essayer de la récupérer ne leur vient même pas à l’esprit. Il faut quand même avoir le sens du sacrifice pour volontairement être double agent en sachant que la fin peut se finir en exécution orchestrée par son propre camp. Connie sait tout cela, et négocie sa vie. Alors que les Russes se rapprochent, elle est prête à aider contre la vie sauve, et un ticket pour la Nouvelle-Zélande. C’est donc elle qui décode les plans, comprenant l’explosion d’une bombe nucléaire. J’avoue que je me demande souvent en regardant cette série combien il existe d’alertes dans les pays dont on n’a pas la moindre idée. Moins que dans Spooks, j’espère. Comme j’espère que le quota de morts des services secrets britanniques est moins élevé.

Nos agents se trouvent à Ottawa Bravo, la bombe à London Bridge Station, soit à l’autre bout de la ville. Cela va nous conduire à une poursuite ‘underground’ qui pendant une bonne partie de l’épisode, maintient la pression. J’admire Ros et North. Ils sont définitivement d’une efficacité redoutable. Lucas se prend une balle et réussit à ne montrer quasiment pas d’émotions – passé le choc, bien sûr. Alors que nos deux espions tentent de garder la vie sauve, et surtout Connie sur ses deux jambes, Harry va directement à la source, à la rencontre de Viktor Sarkisiian – qui est à la tête de la cellule russe – pour lui révéler ce qui l’attend. Ils ont autant à perdre que les Britanniques si la bombe nucléaire explose.

Cette bombe, justement, elle sera désamorcée par Connie, qui signe sa fin, en libérant d’une certaine façon Lucas de ses angoisses personnelles, en se sacrifiant pour les deux causes, dans un moment où la Russie et la Grande-Bretagne furent temporairement alliées.

On en oublierait presque Harry… qui vient de se faire kidnapper par Viktor. Enfermé dans un coffre de voiture, alors qu’on voit des hélices tourner, le Russe ferme le sac sur Harry.

Oh les fameux cliffhanger Spooks, chacun ayant leur propre intensité, leur propre style… Ils sont toujours parfaits pour conclure une saison. Et nous donner envie de voir la suite.