Spooks – Series 8, Episode 1

Harry est porté disparu et une question s’impose : est-il vivant ou mort ? La Section D tente de découvrir ce qui lui est arrivé après qu’une vidéo de son assassinat soit mise en ligne.

11 mois. C’est le temps qui sépare la fin de la saison 7 au premier épisode de la saison 8, qui rouvre sur la question laissée en suspens : qui a kidnappé Harry ?

Très vite, les enjeux sont donc placés. Harry est-il en vie ou non ? Si la règle de la série rend bien évidemment ce genre de questions bien plus fortes que dans n’importe quel autre programme, il faut admettre que cela n’est pas psychologiquement aussi éprouvant que cela devrait l’être, pour la simple et bonne raison qu’Harry Pearce est aujourd’hui le personnage le plus difficile à éliminer de Spooks, et pour le coup, le jour où cela arrivera, cela se devra d’être extrêmement marquant. Nous le savons, et les scénaristes aussi.

Les pistes du MI-5 nous conduisent à une vieille histoire d’uranium, à Bagdad, issu du passé d’Harry, mais aussi de celui de Ruth (Nicola Walker). Vivant tranquillement à Chypre, s’étant reconstruit une vie, cette dernière va replonger dans l’enfer de l’espionnage, à cause d’une information précieuse, qui, sans trop de surprises, n’est même plus en sa possession.

Pendant que les menaces de mort planent au-dessus de Ruth et sa famille, au Grid, on rentre en contact avec l’agent de liaison de la CIA, Sarah Caulfield (Genevieve O’Reilly). Son introduction nous annonce à sa façon un retour vers des intrigues où les services secrets des deux nations s’entrechoquent. C’est le cas ici, où un agent américain s’est allié avec un officier indien pour mettre la main sur le précieux uranium.

On retrouve donc Ros, Lucas et Jo passant tout l’épisode à suivre les pistes pouvant les conduire à leur patron, alors que Malcolm se sent personnellement responsable d’avoir mis en danger la famille de sa bien-aimée ancienne collègue. Quelques tournures scénaristes font preuve de peu d’inspiration, et surtout de facilité pas toujours très digne de l’univers de l’espionnage. Difficile de crédibiliser les dernières actions de Malcolm, allant se jeter dans la gueule du loup, alors que Ros et Lucas semblent justement négliger les pistes que la famille de Ruth pouvait offrir.

L’épisode est donc victime de défauts scénaristiques assez évidents démontrant surtout que ce kidnapping n’était pas totalement maitrisé. Il faut dire aussi que le retour était fortement attendu, après la plus qu’excellente saison 7. Pour compenser les faux pas, on est assez bien replongé dans l’ambiance, qui continue justement à suivre les traces de la saison passée.

Cette reprise boucle donc la saison passée, pour que, dès le prochain épisode, elle puisse réellement démarrer. Et pourquoi pas, recruter, car la Section D, après les derniers évènements a besoin de personnels.