Spooks – Series 8, Episode 6

L’Angleterre au bord de la crise financière, la section D doit alors récupérer plus d’un milliard de livres de l’une des banques les plus impénétrables du monde, ou le pays pourrait alors sombrer dans la dépression. Pour ce faire, les espions du MI-5 doivent entrer en contact avec l’un des employés de la banque, détenant des informations précieuses, qui est poursuivi par une équipe d’assassin décidé à la réduire au silence.

La saison se rapproche de sa fin, nous poussant à jongler avec le travail quotidien et l’enquête autour de la réunion ayant eu lieu à Basel. Si on retrouve continuellement les mêmes travers qui sont applicables à l’ensemble de cette huitième saison, on peut quand même noter quelques jolis maniements scénaristiques, pour qu’entre deux conversations, on fasse progresser la trame principale – alors que Ros s’exerce à faire tout le reste du travail.

Nous voici donc devant un épisode dans la mouvance des problèmes économiques actuels, la Grande-Bretagne ayant été plus que violemment touchée par la crise économique. Ce qui tombe bien, car depuis plusieurs mois, Ryan Baisley, employé à la banque DeWits, récolte des informations bancaires. Seulement voilà, il a voulu s’enrichir, et sans surprise, la situation est partie en vrille.

Une fois encore, le départ de l’intrigue n’est pas des plus maitrisés, et la première scène avec Ros et Sarah se faisant l’interrogatoire est particulièrement peu inspiré. Heureusement, la suite recèlera d’idées un peu plus inspirées, bien qu’optant pour un schéma fort répétitif, poussant à multiples reprises Ros a piqué quelques sprints. Par ailleurs, l’épisode continue de creuser autour de la mort de Jo, et là, le comportement de notre Queen Ice est parfait, tout particulièrement quand elle expose elle-même la théorie de Harry avant une petite séance de torture. J’aime son style et son raisonnement, du grand Ros comme souvent.

Pendant que le MI-5 cherche à limiter la banqueroute (et sauver au fond les fesses du Home Secretary), Ruth mène l’enquête autour de la réunion de Basel et croise la route de Nightingale. L’occasion de glisser un petit mot sur une déception : le manque d’exploitation de Ruth, autour de laquelle j’aurais aimé qu’on se penche plus, ne serait ce que pour développer sa réadaptation à ce milieu rempli de complots.

Les évènements progressent, et permettent ainsi l’exposition de Sarah Caulfield, interrogée alors par Lucas North. L’espionne va pour le coup opter pour une porte de sortie qui m’apparaît bien trop courante ces derniers temps dans la série. Le personnage n’avait finalement qu’un but, et il faut alors espérer que l’évolution de cette intrigue soit à la hauteur et tende à nous faire oublier le développement un peu cahoteux.

Nous restons donc dans la lignée de la saison, si ce n’est qu’il est quand même difficile de ne pas ressentir le manque d’espions à la section D dans un épisode comme celui-ci, au vu de la répartition des rôles. Cela ne joue pas en faveur de l’intrigue, pénalisée par cet aspect qui s’ajoute à quelques manques occasionnels de finesse.