Spooks – Series 8, Episode 8 (fin de saison)

L’Inde et le Pakistan sont sur le point de se déclarer la guerre, des pourparlers sont alors mis en place d’urgence à Londres. La Section D doit alors empêcher une confrontation nucléaire.

Oh boy! Je déteste quand une saison se finit ainsi ! Voilà, c’est dit. Spooks a décidément le don pour nous offrir des fins explosives et cet épisode va l’être, sans doute possible.

Il est ainsi temps d’apporter une conclusion à l’intrigue Nightingale, avec le conflit entre le Pakistan et l’Inde étant sur le point d’exploser, et les US et l’UK ouvrant la voie de la parole pour éviter une guerre qui aurait des conséquences désastreuses. Après avoir trainé des pieds durant tout le reste de la saison, il est plus que plaisant de voir cette conspiration devenir consistante sous nos yeux. Dommage que cela ait mis tant de temps à réellement prendre forme.

Les pions en place nous sont donc connus, et je dois bien avouer que j’avais du mal interprété une information, car Sarah Caulfield est encore présente – du moins, pour une partie de l’épisode. Cela va lui permettre d’offrir une véritable conclusion à son histoire avec Lucas, tout en mettant en place les éléments nécessaires à la progression de l’épisode.

En plus de devoir superviser les discussions entre le Pakistan et l’Inde, Harry a des soupçons sur le Home Secretary, Andrew Lawrence, qui va alimenter pas mal les doutes, surtout que l’on sait avant la Section D qui est au-dessus de Sarah. De l’ambivalence à la Spooks pour maintenir une tension, qui va, dans la dernière ligne droite, se transformer pour laisser place au suspense et à l’action.

L’épisode nous fournit donc quasiment tout ce que l’on peut attendre de la série, explosion comprise (cela s’était fait un peu rare, il faut bien l’avouer). Avec une bombe dans l’hôtel, Ros et Lucas présent dans le bâtiment, et le temps qui s’écoule, le stress est à son comble, les deux espions devant alors intervenir pour stopper le conflit en place. Crise mondiale, implication émotionnelle et plusieurs morts. C’est la totale que l’on nous sert, et ce, jusqu’à la dernière seconde.

Forcément, nous avons des pertes, et si certaines sont évidentes, d’autres le sont un peu moins. Ros a-t-elle oui ou non réussit à sortir de l’hôtel ? Avec une Section D déjà en sous-effectif (clairement l’un des gros défauts pour la crédibilité des intrigues), il est à ce stade difficile d’imaginer l’avenir sans la Ice Queen des services secrets britanniques. Je me doute bien que l’équipe créatrice de la série serait bien évidemment capable de surmonter cette perte, mais le personnage étant devenu un des pivots et son duo avec Lucas étant quasi parfait, c’est, il faut bien le dire, à moitié inconcevable tant que l’on n’a pas vu la suite.

La saison 8 de Spooks se termine ainsi en beauté, avec un épisode contenant tous les ingrédients de base de la série, pour notre plus grand plaisir.