Beth est en infiltration pour le MI5 pour la première fois. Elle doit protéger un baron du pétrole, Robert Westhouse, l’équipe ayant appris que quelqu’un va tenter de l’assassiner. Une embuscade est tendue à laquelle seuls Beth et Jacob Chapman survivent. La Section D doit alors chercher l’assassin.

Après une introduction réussie – cela est une habitude de la série – cet épisode de Spooks nous offre un mode de narration particulier, choisissant 3 personnages pour diviser son récit : Lucas, Beth et Chapman.

Si l’idée a son charme, elle ne sera pas particulièrement utilisée à bon escient, et participera quelque peu à affaiblir un épisode pourtant peu avare en retournements. C’est d’ailleurs assez paradoxal, dans le sens où il permet de créer quelques twists, plus difficile à mettre en place sans ce mode de narration. Le fait est que c’est au final mal agencé, chaque partie n’étant pas équivalente, sans compter les scènes entre Harry et Ruth, qui viennent clairement poser une limite évidente à ce qui a été tenté ici.

Quoi qu’il en soit, la Section D doit identifier un assassin engagé par le gouvernement nigérien pour éliminer Westhouse, un baron du pétrole, qui n’a pas non plus décidé de laisser les services secrets britanniques tout gérer pour lui, malgré le fait qu’il se trouve assez en recul et clairement peu développé.

L’intrigue va se retrouver largement compliquée par le passé de Beth, qui va s’y mêler, et qui sonne par ailleurs comme un avertissement pour Lucas North, obtenant une promotion – prenant la tête de la Section D – mais menacée de voir son monde s’écrouler par un maitre chanteur pas très bavard. En tout cas, cela nous entraine aussi dans son histoire, et surtout à faire la connaissance de Maya, qui n’a clairement rien demandé. Le hic, c’est qu’on n’a pas fini d’en entendre parler, et que des doutes sur la solidité de l’intrigue germent.

En attendant, après une introduction pas exempte de défauts, Beth a le droit d’exposer certaines de ces faiblesses en se retrouvant en mauvaise position, et si son récit a un côté répétitif et précipité, il parvient assez bien à retranscrire la sensation d’urgence qu’elle doit ressentir et cela permet de créer une connexion plus solide avec le personnage.

La Section D est clairement en reconstruction, et si Dimitri semble clairement se doter du rôle de sous-fifre, présent pour la cohésion de l’équipe – et pour tenter de maintenir une crédibilité dans les interventions – l’épisode joue donc sur les mystères entourant quelque peu ses personnages, et la duplicité ne s’arrête pas à eux, vu qu’elle s’étend à ceux qui participe à compliquer leur mission – Westhouse ou Chapman n’étant pas en reste pour fournir à l’intrigue l’huile pour être alimenté, et il faut dire que le deuxième sera plus que convaincant dans son registre.

Cet épisode de Spooks montre bien que la série a encore des ressources, et de bons retournements permettent de digérer les faux pas qui s’incarnent avant tout dans une volonté de fournir à l’histoire différents angles d’approches. L’histoire possède ainsi des défauts non négligeable, mais parvient quand même à délivrer ce qu’on attend d’un épisode.

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CaroleC
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