Des négociations de paix ont lieu sur le sol anglais entre Israël et la Palestine. La Section D doit assurer la sécurité des intervenants dont l’existence est mise en péril quand ils découvrent qu’un membre de la presse veut dévoiler la rencontre au public.

Après un épisode où la crédibilité de la série fut mise à rude épreuve, Spooks revient à un vieux classique de l’espionnage : la réunion de deux délégations pour des négociations de paix. Les intervenants sont alors Israël et la Palestine, l’Amérique venant trouver sa place au milieu pour orchestrer les négociations et aider à la paix, l’ensemble prenant place à Londres.

Sans pour autant se montrer très original, l’épisode parvient à conserver à instaurer suffisamment de dynamiques variées pour parvenir, particulièrement dans sa deuxième partie, à apporter un peu de fraicheur et à surprendre. Beth et Dimitri sont sur le terrain, assurant la sécurité des deux délégations, offrant par la même occasion la possibilité de percevoir de l’intérieur les opinions et ressentiments. Il est pour le coup un peu dommage que pour cet aspect de l’histoire Beth ne domine pas, surtout que son personnage prendra une direction bien différente, alors que ces interactions étaient plutôt intéressantes. Ce plan-là aura plus de valeur du côté de Dimitri, les deux représentants israéliens étant père et fille, avec une relation conflictuelle qui fournira le nécessaire pour étoffer le personnage et les motivations qui les animent.

Le reste de l’équipe est en charge de résoudre la crise, d’abord amorcé par une journaliste décidée à exposer dans la presse ce qu’elle, et donnant ainsi le jour à une scène avec Ruth sur ce qu’il est bon ou non de dévoiler au public plutôt inspiré. Il apparaît rapidement que la journaliste n’est pas véritablement la plus grosse menace pesant sur ces négociations de paix, entrainant Lucas sur le terrain et dans une chasse à l’homme. Avant de virer à la course contre la montre, quelques petits retournements sont disposés pour complexifier suffisamment l’intrigue et lui offrir la possibilité de se démarquer des autres. Sur ce plan-là, les techniques mises en scène se montrent assez solide, entre le coup de l’ordinateur, le sniper et les injections chimiques, il y a là un certain nombre d’éléments qui viennent appuyer solidement l’histoire.

Cette dernière a en plus l’avantage de ne pas être interrompu pas les problèmes de Lucas North, malgré un rappel un peu trop long en début d’épisode. Celui-ci est ainsi justifié à la toute fin, pour un twist qui ne nous permet toujours pas de réellement cerner où tout ceci est censé nous mener. Je passe alors sur l’indifférence totale qui en émerge, en attendant qu’un peu de consistances soit injecté dans l’intrigue.

Enfin, dans son ensemble, ce cinquième épisode de Spooks, s’il est sous certains aspects forts classiques et manque quelque peu d’énergie, parvient à s’affirmer grâce à d’autres pans de son histoire, et utilise à bon escient les rouages de la série. Sans chercher à trop faire, la série nous livre ici un épisode qui a le mérite d’être bien mené.

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CaroleC
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