Mené par Abby, tout le monde s’installe dans une grande maison. Il faut maintenant s’organiser et trouver de la nourriture. Le problème est qu’ils vont tomber sur une bande qui s’est déclarée propriétaire des boutiques de la ville et qui ne compte pas les laisser se servir.

Pour son deuxième épisode, Survivors garde le même rythme que son pilot, ce qui commence à devenir réellement problématique.

Nous allons donc suivre les survivants, en groupes ou tout seuls, cherchant à trouver de la nourriture. Face à eux, des méchants vraiment pas gentils qui sont armés. Après cette première rencontre, on peut se questionner : pourquoi n’ont-ils pas cherché à s’armer pour se protéger ?

Il se trouve qu’Abby a une haute estime de l’être humain, à croire qu’elle n’a jamais regardé la tv, sinon, elle saurait ce qui va se passer. Tom est surement le plus réaliste, il faut dire que tout l’épisode va montrer une chose, pendant tout ce temps-là, il n’y avait qu’un seul prédateur, un seul véritable danger, et ce n’était pas Dexter, the douchebag of the day, oh non, c’était Tom.

Max Beesley est impeccable, le scénario moins. Impassible, voire effrayant par moment, on se demande pourquoi seule Zoé sait ce qu’il est, enfin ce qu’il était. Le truc, c’est que la jeune femme veut, comme lui, profiter de ce qui se passe pour se débarrasser de son passé, seulement Tom, lui, il a ça dans le sang et c’est pour ça qu’il se sent comme un poisson dans l’eau, car maintenant, c’est lui l’espèce dominante, et personne ne peut le mettre derrière des barreaux.

Au niveau du concept, ce n’est pas original, mais la définition des personnages ne fait que jouer sur des acquis et donc, comme toujours dans ces cas-là, de toute façon, c’est le bad guy, celui qui ne s’embarrasse pas de la morale qui est intéressant, car on ne sait jamais jusqu’où il ira.

L’histoire d’Al qui tue par accident un vieil homme suit le même principe, ça permet de le confronter à la réalité et de montrer qu’il est humain, car la série semble vouloir jouer cette carte au maximum pour le moment.

C’est bien beau, mais il n’empêche que 60 minutes, c’est trop pour si peu finalement. Quand Greg tombe sur Sarah dans l’entrepôt, on aurait pu croire que quelque chose allait se passer, mais non, on n’avance pas plus, et pire, on va pour la troisième fois répéter la rencontre avec Dexter.

Bref, le scénario donne l’impression de vouloir jouer la subtilité, sans trop y parvenir, tandis que l’action manque cruellement et que les rebondissements ne font que se répéter.