C’est l’anniversaire de son fils et Abby décide de passer la journée seule. Elle va alors tomber sur une communauté dirigée par Samantha Willis, ancienne représentante du gouvernement. Greg et Tom partent à la recherche de carburant. Ils vont apercevoir un hélicoptère et vont le suivre jusqu’à ce qu’ils se fassent attaquer.

Nous avons donc deux histoires principales dans cet épisode, car la troisième tourne autour de la construction d’un poulailler, ce qui ne mérite pas vraiment que l’on s’y attarde.

On commence donc avec Abby. C’est l’anniversaire de son fils et, par le plus grand des hasards, son besoin de solitude va l’amener à passer la journée avec plus de monde qu’elle n’en a côtoyé depuis le commencement. Pour l’occasion, nous allons avoir droit à un thème inévitable dans ce genre de production, à savoir, la volonté de sauvegarde des repères de justice imposés par le gouvernement.

En gros, nous voilà avec Samantha Willis qui dirige une communauté dans une ancienne ferme écologique et qui tente d’instaurer l’illusion de sécurité. Forcément, quand ce petit paradis se fait attaquer par des pilleurs, tout le concept va être mis à l’épreuve et Samantha va prendre une voie qui n’est pas forcément celle d’Abby. Elle voulait imposer une loi qui n’était plus en accord avec le monde dans lequel elle vit, mais elle et les autres voudraient surement encore croire à l’univers sécuritaire que maintient normalement un gouvernement. Tout ça va mener l’ancienne porte-parole du ministère de la Santé à aller là où elle ne voulait pas. Pour s’excuser, elle va construire une mascarade, un pseudo tribunal public composé de gens qui ne comprennent pas pourquoi il faudrait juger des personnes qui sont coupables.

Tout ceci n’est donc pas très neuf, mais ça pourrait quand même être plus digeste si les situations ne paraissaient trop calculées et surtout, oui, surtout si Nikki Amuka-Bird était une bonne actrice. À chaque fois que je la vois au générique d’une série, je crains, car elle est mauvaise, mais ce n’est pas vraiment de sa faute, elle semble être juste mauvaise naturellement. À croire qu’elle ne pourrait rien y faire pour remédier à ça.

De l’autre côté, nous avons Greg et Tom qui cherchent de l’essence et qui tombent sur une famille qui vit isolée. La situation va pousser une fois de plus Tom à agir pour Greg. En fait, le parallèle avec la captivité est amené intelligemment, et justifie totalement le comportement de l’ex-taulard, tout en permettant d’appuyer un peu le fait que Greg agit comme il le fait, car… et bien, on ne peut pas savoir pourquoi, car on ne sait rien de lui. Cette storyline se montre bien plus prenante que celle d’Abby, même si finalement elle reste mineure. Max Beesley est une fois de plus excellent et sa relation avec la jeune fille sonne authentique. Le tout apporte un peu d’émotion, de quoi nous sortir de la froideur de la série.