Survivors - Series 2 Episode 1

Abby s’est fait kidnapper par les scientifiques qui recherchent un vaccin. Greg est blessé, Anya et Al se font piéger dans les décombres d’un hôpital en allant chercher le matériel nécessaire pour le soigner.

Malgré le fait que la première saison n’est pas parvenue à explorer tout le potentiel qu’elle possédait, sa conclusion laissait présager de nouvelles opportunités de développement dans l’histoire et, comme va l’illustrer ce premier épisode, il semble que cela soit sur la bonne voie.

On reprend après l’enlèvement d’Abby. Greg est blessé et Anya ne peut pas le soigner avec ce qu’elle a comme matériel. Elle part donc avec Al et Tom, mais se retrouve piégée dans les décombres d’un hôpital après un effondrement numérique pas très joli, mais on ne va pas s’arrêter là-dessus, car ce qui compte c’est l’urgence dans laquelle les personnages se trouvent.

Là où la première saison avait bien tiré sur la corde, c’est dans sa vision excessivement pessimiste de l’humanité. En gros, à l’exception de notre groupe d’amis d’infortune, tout le monde ou presque semblait destiné à finir du mauvais côté de la barrière. Il n’y avait plus de générosité, la survie est devenue une économie menée par les plus cruels. C’est donc rafraichissant de voir que Tom, Najid et Sarah trouvent des personnes prêtent à leur venir en aide pour sauver Anya et Al. Certes, ce n’est qu’un côté, car pour réussir à accomplir cela, Sarah va devoir se risquer dans l’antre d’un pourri qui n’a pas la même vision des choses qu’eux.

La pauvre Sarah veut d’un Tom qui ne la considère presque pas assez bonne pour respirer le même air que lui et a l’impression d’être constamment une gêne pour tout le monde. Pour le coup, cela rend tout ce qu’elle subit encore plus horrible, si cela était possible. Le pire étant surement le fait que dans tout ça, elle reste seule.

Tom, lui, n’a qu’une chose en tête : Anya. Il ferait tout pour elle. Le problème, c’est qu’il ne se rend pas compte que ceci n’est pas réciproque. La fin de l’épisode le mettra sur une nouvelle route qui lui permettra peut-être de sortir de son unique attitude faite d’autorité et d’une violence sous-jacente. Ça doit être fatigant pour lui d’être constamment sur la brèche.

À côté de ça, Al, Najid et même Anya restent plutôt en retrait et peinent à trouver une place autre que celle de l’enjeu dramatique de la semaine.

Greg n’est pas trop éloigné de ça, mais, à coup de flashback, on va revenir sur ce qui est arrivé à sa famille. Un éclairage bienvenu qui justifie sa façon d’être et, par la même occasion, sa manière de réagir à la toute fin, même si c’est un peu simpliste et peu avisé.

Il nous reste Abby qui a été kidnappée. C’est enfin l’occasion de développer toute la partie sur les scientifiques mystérieux et sur le virus. De ce côté-là, il y a beaucoup à faire et il est appréciable de voir que l’on ne traine pas à nous faire quelques révélations et à préciser un peu les motivations de tout ce petit monde.

Bref, il n’y a pas vraiment de place pour s’ennuyer, même si l’ambiance générale de la série reste par moment un peu pesante, surtout à cause de personnages trop monolithiques qui ont réellement besoin de s’étoffer. Cette reprise a au moins le mérite d’illustrer de véritables changements et de finalement commencer à exploiter le potentiel de la situation. Reste à voir ce que la suite nous prépare et si le rythme ne va pas simplement retomber dès le prochain épisode.