Torchwood – Kiss Kiss, Bang Bang (2.01)
Captain John Hart, agent temporel, comme le fut Jack, arrive à Cardiff part la faille. Malgré quelques réticences à le croire, l’équipe de Torchwood va l’aider à retrouver des éléments radioactifs censés être dangereux pour les humains.

Torchwood, série dérivée de Doctor Who revient en saison 2, et cette fois, c’est sur la BBC2. Présentée comme étant plus adulte que sa série mère, la saison 1 va vite atteindre ses limites, laissant la partie adulte à toutes les coucheries imaginables par son créateur Russell T. Davies. Alors, que nous prépare cette saison 2 ? Difficile de faire pire du point de vue qualitatif que la première. La base de Torchwood va-t-elle se transformer en club échangiste ? Ianto va-t-il faire autre chose que livrer les pizza ? Gwen va-t-elle devenir fidèle ? Est-ce que Tosh va sortir de sa dépression ? (Quoi vous n’aviez pas remarqué ?) Et enfin, le captain Jack peut-il être bon quand il n’est pas avec le Doctor ?

Plein de questions, mais la seule qui compte est pourquoi je regarde alors que la première saison fut douloureuse à finir ? Et bien c’est simple, car à défaut d’être volontairement comique, le ridicule atteint par la série était source de franche rigolade à Critictoo, nous n’allions pas nous priver d’une bonne source de moquerie facile.

Résultat décevant pour ce retour donc, car nos attentes ne sont pas comblées, au contraire, l’épisode fut même assez bon. C’est une petite révolution en soi. Il n’aura donc pas fallu attendre l’arrivée de Martha pour avoir des dialogues qui tiennent la route, car quand même, ils se sont un peu améliorés. Bon, sur le terrain, ça reste une bande de branquignoles, mais leur Captain Jack est de retour, au moins, ils pourront réussir à mener à bien des missions.

Car oui, il était parti… Donc, là, il ne faut pas trop chercher, car quand même il y a un gros problème chronologique vis-à-vis du final de Doctor Who. Mais passons. Jack est sorti de sa déprime, ce qui est une bonne nouvelle, et l’un de thème de la saison sera d’éclairer un peu son passé. Il ne faut pas avoir trop d’espérance de ce côté-là, car la saison dernière, il a fallu attendre les derniers épisodes pour obtenir des miettes.

Mais je m’attarde à parler de ce que nous réserve la saison, et au final, je ne parle pas de ce premier épisode. Première constatation, l’ambiance est un peu plus détendue, mais pas trop non plus. Le brave Russell a annoncé que cette année, ce serait plus fun. Ouais, d’un autre côté, même le pire épisode de Dr. Who est un chef d’œuvre d’après lui, alors ne tenons pas trop compte de ce qu’il dit. La scène d’intro avec le mec tout droit sorti de X-Men (je ne déconne pas, il y a eu un personnage avec exactement la même tête, dans le comics), est assez en décalé et refait une petite mise en place pas très habile de la situation, histoire d’expliquer ce qu’il se passe aux nouveaux spectateurs.

Ensuite, John Hart entre en scène. Beaucoup d’esbroufe plus tard, l’épisode va réussir, à défaut d’être crédible d’un bout à l’autre, à enchainer les rebondissements et l’action avec un certain rythme. Bien entendu, on ne se demande pas trop comment Hart fait pour se téléporter d’un point à un autre, après tout, c’est de la SF. Au détour de quelques dialogues, les personnages montrent une certaine maturité et se replacent dans le contexte. Pas trop d’évolution, à part peut-être qu’Owen commence à draguer Tosh, car il faut le rappeler, Owen, il les lui faut toute ! Yanto a pris du grade. Gwen est aux commandes. Tosh et Owen font toujours pareils, mais avec plus de crédibilités. Et Jack, et bien il fait son Captain Jack – mystère et sourire au coin.

Bref, il faut que j’en garde pour la prochaine fois, alors, abrégeons. Torchwood saison 2 ne pouvant qu’être meilleure que la première saison, commence dans ce sens. Les effets spéciaux ne sont pas toujours réussis, mais ce n’est pas trop cheap. Côté acteurs, il semble y avoir eu de l’amélioration. Côté scénario, c’est toujours rocambolesque, mais ça tient la route. Donc on commence convenablement, pourvu que ça dure.

P.S. : Le Captain John Hart est interprété par James Marsters.