Torchwood – To The Last Man (2.03)
Tous les 12 mois, à Torchwood, Tommy, un soldat de la Première Guerre mondiale est sorti de son état cryogénique. Jack et le reste de l’équipe ignorent pourquoi il est là, et pour combien de temps il restera, tout ce qu’ils savent c’est que quand le temps sera venu, une boite contenant les instructions nécessaires s’ouvrira et les instructions qu’elle contient indiqueront à Tommy ce qu’il doit faire. Le temps est venu.

Un épisode scénarisé par Helen Raynor qui a déjà commis Daleks In Manhattan / Evolution of The Daleks, deux des plus mauvais épisodes de Doctor Who. Rien de bon pour commencer donc. Pour empirer les choses, on nous ressort l’implication émotionnelle de Toshiko dans cette histoire. Le résultat du même ressort dramatique avait été des plus mitigés la saison dernière, et donc, on ne pouvait pas s’attendre à quelque chose de merveilleux.

C’est donc chargé au plomb que cette énième histoire de faille temporelle tente de rester à la surface. Au final, quelques bonnes idées font surface, mais pas suffisamment pour sauver l’épisode qui renoue avec ses vieux démons que ce début de saison avait presque réussi à nous faire oublier. Sentimentalisme foireux, à tendance pathétique et mièvre, la relation Tommy/Tosh est l’illustration parfaite de ce qui faisait de la dernière storyline d’Owen en saison 1, un ratage complet. Heureusement pour nous, cela ne va durer qu’un épisode, mais durant celui-ci, on ne cessera pas de frôler l’ennui profond et l’agacement devant le manque d’intérêt de toute cette bluette mélancolique.

Le ratage n’est donc pas total, car de toute cette histoire temporelle ressort une logique qui fait plaisir. Au lieu de s’en sortir dans une nouvelle aberration temporelle, ici le concept est de boucler la boucle. Rien de plus simple, on prend un homme dans le passé et on l’y renvoie. En gros, si Torchwood en 1918 n’avait mis Tommy au frigo, il ne serait jamais revenu du futur pour leur dire de le congeler. Les deux événements sont interdépendants. Sans l’un, l’autre n’existerait pas. Bien sûr, avec du recule, cette idée est assez frustrante, car impossible à arrêter.

Gwen, Owen, Jack et Ianto, de leur côté, ne s’en sortent pas trop mal. Il est même dommage que l’on n’ait pas plus d’occasions de les voir impliquer, mais ils font leur part du travail. Comme on a pu s’en rendre compte depuis le premier épisode de cette saison, Owen semble se rapprocher de Tosh, et se montre beaucoup plus concerné par elle qu’auparavant.

Le dernier détail qui dérange est que Gwen ignore l’existence de Tommy alors que chronologiquement parlant elle aurait dû être là lors de la précédente décongélation.

Un épisode assez moyen, mais pas aussi mauvais qu’il aurait pu être. Facilement perfectible, il nous rappelle malheureusement trop ce qui ne marche pas dans Torchwood.