Torchwood : Children of Earth – Day Five (3.05 - fin de saison)

À court de solution, le gouvernement, poussé par les américains, lance son programme pour rassembler les enfants. Libérée, Gwen rejoint Rhys et Andy. Ensemble, ils partent pour protéger le reste de la famille de Ianto.

Après 4 épisodes entre drames, actions, temps morts, nous voilà enfin arrivés à la conclusion de cette semaine épique. Les 456 sont là depuis 2 jours et ne comptent pas s’éterniser. Ils ont montré de quoi ils étaient capables et le gouvernement est désormais encore plus enclin à céder. Il est d’ailleurs un peu dommage que l’on ne se concentre que sur l’Angleterre, alors qu’auparavant la mondialisation de l’évènement nous était rappelée ponctuellement. On ne saura donc pas comment les français ont réagi. Enfin, c’est un détail, comme ça, en passant.

Suite à la mort de Ianto et à l’échec de ce qu’ils appelaient un plan, les membres de Torchwood restant, Gwen et Jack, sombrent. Plus de solutions, plus rien. Le pessimisme s’installe et s’accorde assez bien avec l’ambiance générale, surtout suite au dernier retournement que se prend Frobisher en pleine tête. Il finira d’ailleurs par choisir une résolution extrême, nous offrant un moment dramatique assez codifié, mais effectif.

Gwen, Rhys et Andy vont quand même tenter d’agir, à leur échelle, retrouvant la famille de Ianto. Tous les soudains développements familiaux auront alors une utilité dans cette conclusion, car si ce groupe essaie de se cacher des militaires, d’un autre côté, Alice convainc Johnson de mettre son armée en route pour récupérer Jack et trouver une solution. Il fallait bien remettre le Captain Harkness en route.

Le résultat final sera une grosse montée de pression qui se libérera avec des larmes, des cris, mais surtout, de façon assez rapide. On notera que même si la solution vient juste d’être découverte, l’équipement était déjà en place, ça gagne du temps.

Donc, il y a quelques raccourcis empruntés, mais dans l’ensemble, cette dernière partie délivre ce qu’elle promettait : du drama, de l’action, du suspens. Le tout conclut avec une légère victoire de la moralité, car les pourris qui croyaient s’en être sorti paieront quand même. L’honneur est sauf pour l’Angleterre, mais pas pour Jack qui va prendre la tangente pour philosopher sur les sacrifices qu’il a fait for the greater good. Davies offre une nouvelle fois à son héros le plus gros des fardeaux, fournissant à John Barrowman l’occasion de nous jouer de son air le plus grave et donnant à la saison une conclusion qui nous laisse quelque peu dans l’expectative quant à l’avenir de Torchwood, pas la série, l’organisation.

Children of Earth était une saison ambitieuse qui n’a pas continuellement maintenu le niveau, au contraire, mais qui, pour la série, s’est révélée de bonne facture. Le passage sur BBC One s’étant accompagné de moyens financiers plus conséquents, Russell T. Davies en a profité pour offrir un peu de démesure à son histoire, mais sans pour autant partir constamment dans des excès, ce qui était certainement la meilleure chose à faire, surtout que la série a toujours frôlé l’autocaricature et n’a jamais été refroidie par ses moments over-the-top.

Bref, Torchwood : Children of Earth n’est pas poussif qu’on aurait pu le craindre, mais ne parvient pas pour autant à atteindre le niveau qu’on aurait pu espérer. Malgré ça, le divertissement fut, de manière générale, convenable, et il y a de quoi satisfaire les fans et le spectateur occasionnel, même si les premiers ne seront pas forcément ravis par tout ce qui s’est produit.