
Simon Doonan vit à New York et appartient au ‘beautiful people’. Mais avant d’en arriver là , il a grandi dans un environnement complètement différent.
Nous voici aujourd’hui avec une nouvelle comédie BBC Two, et comme la grande chaine anglaise est capable du meilleur comme du pire (les productions de la Three en sont la preuve), on ne sait jamais trop sur quoi on va tomber.
Nous plongeons alors dans Beautiful People, adaptation du roman autobiographique de Simon Doonan, sur sa jeunesse dans la banlieue d’Angleterre pauvre et médiocre, alors qu’il ne rêve que d’appartenir au gens beaux.
C’est presque surprenant, mais cela se révèle assez bon. Même plutôt bien. La série est assez exubérante, musique années 90 à gogo, fringues ringardes, et personnages colorés. Nous débutons à New York de nos jours, mais nous allons vite dans la fin des années 1990, découvrir la vie de Simon avant qu’il ne réalise son rêve. Il est réaliste, touchant, drôle, et se trouve entouré de gens tout aussi farfelus et affectueux que lui. Simon est gay, et ça, il l’a plus ou moins compris. Son meilleur ami Kyle, qui préfère qu’on l’appelle Kylie, le nomme ‘girlfriend‘. Sa mère, Debbie, a un fort penchant pour la boisson, mais cela la rend plus aimable, alors que son père - peut être le plus intelligent du lot - est plombier, et sa sÅ“ur, une blonde limite écervelée. Avec eux, une tante aveugle, qui n’est pas vraiment la tante. Ça se chamaille et s’aime sous le même toit.
Entre flashback, scène complètement rêvée, musique rétro et moquerie, Beautiful People impose son ton dès le début, et si on accroche, il ne devrait alors y avoir aucun problème pour la suite.
Le casting est solide, le décalage entre l’univers, le style de Simon et la réalité de la vie fonctionne assez bien. Ce n’est peut être pas de la grande comédie, mais ce pilote se révèle agréable à suivre.
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