Charlie Jade est détective. Il vit à Cape City, dans l’Alphaverse, un univers dirigé par cinq méga corporation. Sa spécialité, retrouver les personnes disparues. Un jour, il trouve sur le pas de sa porte une jeune femme qui vient lui demander ce l’aide. Elle est perdue. Elle se dit originaire de Cape Town, et ne reconnaît plus l’univers dans lequel elle vit. Le lendemain, elle est retrouvée morte. En suivant un possible piste sur cette affaire, Charlie va assister à une explosion qui changera sa vie.

Charlie Jade est une série originaire du Canada et d’Afrique du sud, créée en 2005. On y suit Charlie Jade, détective. Ce premier épisode va nous introduire au concept des univers parallèles, et lancer une intrigue bien plus grande, mais dont nous ignorons tout. Cet épisode pilot est une introduction, mais elle n’est pas complète. L’aventure commence quand l’épisode s’arrête. À partir de là, il est difficile de vraiment se faire une idée de ce que propose la série, mais on a un aperçu de son ambiance et de son univers, enfin surtout de l’Alphaverse.

On nous propose donc de plonger dans la vie de Charlie. On le voit faire son travail, passer du temps avec Jasmine, la femme avec qui il vit. On nous explique les règles de l’univers, son fonctionnement basique : Méga corporation et castes sociales, dans une ville aux allures industrielles et sauvages. La particularité de Charlie, c’est ses visions. Nous comprenons assez vite que ce qu’il voit est en fait présent dans l’un des deux autres univers, mais lui, il l’ignore et tente de se débarrasser de ce fardeau. Il est donc spécial. Mais encore une fois, on n’en saura pas plus.

Une mise en place délibérément lente, un choix artistique risqué, car ne permettant pas au spectateur de se faire une réelle opinion de ce qu’il va voir. Il y a quand même de quoi attiser la curiosité des fans du genre. Avec sa thématique, la série cible son public sans prendre de détour.

La réalisation de la série n’est pas toujours des plus fluides, et les acteurs secondaires n’excellent pas forcément de leur travail. Malgré cela, le visuel de la série est bien défini, et même si cela ne transpire pas l’excès budgétaire, le travail effectué sur les couleurs et les décors, pour bien séparer les univers, a le mérite de permettre un bon suivi de l’histoire et d’éviter les confusions.

Nous avons donc une ébauche basée sur des idées qui peuvent s’avérer prometteuses, mais trop peu d’information pour bien cerner les enjeux de l’histoire et de la série.