Defying Gravity – Pilot (1.01)

Il y a 10 ans, Maddux Donner a dû abandonner sur Mars deux de ses collègues astronautes. Alors que la mission pour Venus est sur le point d’être lancé, il reste sur Terre, mais peut-être pas pour longtemps.

Defying Gravity est une production internationale – mais principalement canadienne – qui débarque sur ABC. Il est important de signaler que ce n’est pas, à l’origine, développé pour la chaine américaine, car sinon, il est difficile de réellement s’en rendre compte. Certes, c’est de la science-fiction, mais dans la forme, on retrouve assez vite les éléments qui composent une série ABC. D’abord la musique, ensuite la narration, et enfin, surtout, l’aspect soap totalement revendiqué et assumé via le slogan pub : Grey’s Anatomy in Space.

Rien de très encourageant pour les adeptes de science-fiction qui ne sont jamais en surdose de voyages spatiaux. Heureusement, pour faciliter l’entrée en matière, on retrouve Ron Livingston dans le premier rôle, ce qui aidera à digérer quelques facilités scénaristiques utilisées sans honte.

Mais, d’abord, l’histoire. Il s’agit d’un voyage de 6 ans dans l’espace, direction Vénus. Ce premier épisode nous raconte vaguement, à coup de petits flashbacks, les relations entre les personnages, et aussi pourquoi Maddux et son ami Ted, vétéran de Mars, sont cloués au sol. Bien entendu, dès le départ, on sait que ces deux-là finiront sur le vaisseau et c’est bien là le problème, car tout ce qui va se produire converge vers ce but.

Pas de surprises, donc. Malgré ça, on peut être indulgent et se laisser porter par les grosses ficelles qui sont tirées avec force. Une fois l’aspect départ dans l’espace complété, on peut s’attarder sur ce qui s’apparente à la partie « Grey’s Anatomy », je suppose. En gros, ils sont jeunes, beaux et compétents, mais en plus, leur vie privée se doit d’être exposée. On a donc Jen et Rollie, le couple marié qui va se retrouver séparé, mais pas avant une partie de jambes en l’air spatiale. Il y a aussi Zoe qui était enceinte et qui a dû avorter. L’allemande allumeuse, l’adepte du porno, celui qui est marié à la boss, …

C’est clairement là le problème, car la façon dont cela est fait, ajoutée à la pop parfois trop mièvre, on ne peut pas dire que ça fonctionne à merveille. En fait, les aspects science et science-fiction y perdent beaucoup au passage, étant utilisés comme accessoires plus que comme moteur pour les personnages.

Bref, ce point de départ est assez mitigé, mais pourrait conquérir un public moins familier avec le genre SF. La suite peut toutefois renverser la vapeur, même si rien ne semble l’indiquer. On ne sait jamais.