Downton Abbey

downton abbey 101 Downton Abbey   Question de succession (1.01)

Lundi 27 septembre 2010 à 21:24 | 2 commentaires | | | |

Downton Abbey – Question de succession (1.01)

 Downton Abbey   Question de succession (1.01) Downton Abbey   Question de succession (1.01)par .

Le Titanic vient de couler, emportant les deux héritiers du titre de Lord Grantham et la succession qui va avec. Pour les résidents de Downton Abbey, c’est une affaire de grande importance, car la question est de savoir qui est le nouvel héritier.

1912. La vie de la famille Crawley et de leurs serviteurs. C’est le pitch de base de ce period drama écrit par Julian « Gosford Park » Fellowes. L’homme s’y connaît donc en la matière, et surtout sur cette époque, nous proposant avec Downton Abbey la possibilité de passer plus de temps – 7 épisodes pour être précise – au cœur de la société de l’époque, et d’une nouvelle fois se pencher sur les codes qui la régissent.

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Il y a une maitrise indéniable dans Downton Abbey, qui en est presque éblouissante. Ils sont tous quasiment impeccables, que nous soyons en compagnie des employés ou des patrons. Upstairs ou Downstairs, le monde évolue selon des règles d’usage qu’il faut appliquer, où il y a fort à parier que vous ne feriez pas long feu. Quelqu’un pourrait même se charger de se débarrasser de vous, pour peu que vous soyez entre lui et ses ambitions – comme va l’expérimenter Mr. Bates.

Tout cela fournit assurément le matériel nécessaire pour se plonger dans l’histoire. En fait, c’est clairement dans les échanges et l’établissement des rapports de force (en haut ou en bas), des secrets, des aspirations et des liens que l’épisode réussit son joli coup de maitre, imposant avec une aisance déconcertante une grande part de ses personnages. Ils sont écrits avec la finesse – et la duperie – que l’époque demande, et ils sont interprétés avec justesse – voire la perfection. Il faut dire aussi que Downton Abbey a un casting 5 étoiles que je ne listerais pas car ce serait trop long, mais qui comprend entre autres la toujours impeccable Maggie Smith, Hugh Bonneville et Elizabeth McGovern.

Enfin, il faut bien 60 minutes (les autres épisodes seront plus courts) pour poser le décor, les personnages et les enjeux. Surtout, pour ce dernier point, c’est assurément ce qui va être au cœur du récit, bien qu’il faille dire que les discussions sur l’héritier du titre ne sont pas les plus passionnantes. En soi, ce n’est pas forcément le plus accrocheur, mais c’est vital pour toute personne vivant à Downton, et bien évidemment, cela va le devenir pour le spectateur.

Mais, avant d’en arriver là, il faut passer par une mise en place de tous ses éléments et quelques conversations provoquées pour que les relations entre les protagonistes et la place occupée dans la famille – ou en tant que serviteurs –  soient clairement définies. Oui, 60 minutes étaient bien utiles pour se débarrasser de tout cela, car si le début peine quelque peu à convaincre à cause de ces éléments, la suite se chargera de réellement séduire et de promettre un period drama stylé.

Pour appuyer le tout, il faut dire qu’on en oublie que nous sommes sur ITV tellement Downton et ses occupants sont resplendissants. Le lieu est on ne peut plus à la hauteur de ceux qui l’animent.

Avec ce premier épisode, Downton Abbey fait preuve d’une extrême élégance. C’en est presque trop propre, mais ce ne sont que les apparences. Il y a du remue-ménage qui se prépare, et celui-ci aura lieu à tous les étages.

Vous pouvez aussi lire le bilan de la saison 1 de Downton Abbey.

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  • http://myteleisrich.hautetfort.com/ Livia

    Quel beau period drama ! C’est très figé, l’exposition est assez longue, théâtralisée, mais c’est vraiment un plaisir pour les yeux, le décor comme la réalisation. « Resplendissant », c’est bien l’adjectif adéquat pour qualifier ce premier épisode. Sans captiver immédiatement, j’ai trouvé que ce cadre somptueux exerce d’emblée une fascination, renforcée par cette impression de fourmillement, de vies qui se mêlent à tous les échelons sociaux. L’univers ainsi créé est vraiment très riche et abouti, et donne envie de s’y investir et de suivre ce quotidien, alors même que les grands enjeux en eux mêmes (l’héritier) paraissent plus lointains. Je serais au rendez-vous pour la suite ! :)

  • Dibs

    Oyo;
    reconstitution méticuleuse; casting choisit avec soin on prend le temps d’ installer l’époque post victorienne.
    La partie « romantique  » est pour moi la plus maîtrise car le côté politico-économique peut parfois paraître un peu trop redondant.
    En tout cas c’est une belle tranche de vie historique qui donne envie de connaitre la suite
    Ride On

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