Mike Sweeney (Hugh Dillon) est un détective aux homicides de Toronto, qui déménage avec sa famille dans la banlieue de Durham County pour recommencer, après que son partenaire se soit fait tuer, et que sa femme (Hélène Joy) se soit remise d’un cancer du sein. Dans ce même quartier, une connaissance de son enfance, Ray Prager (Justin Louis) est installé, marié avec un fils adolescent.

Dès son premier épisode, Durham County pose des bases solides et assez éloignées des standards habituels. Le ton choisi se veut assez poignant, dans une sorte de triste mélancolie, de blessures ou griffures, des plaies qui n’ont pas commencé à cicatriser ou bien simplement encore ouvertes.

Nous suivons Mike Sweeney et sa famille. Il est policier, enquêteur aux homicides, et a récemment perdu son coéquipier. Sa femme se remet difficilement d’un cancer du sein, et là-dessous une autre présence féminine se glisse dans la vie de Mike, une certaine Natalie. Sa fille ainée souhaite faire le même travail que son père, mais c’est sur des chantiers différents qu’elle va partir, n’aimant pas du tout ce changement de situation et se liant avec un jeune homme dont le seul but évident est de coucher avec elle.
C’est donc le portrait d’une famille qui en apparence est normale, qui montre un certain bonheur, mais dont les blessures sont trop nombreuses. Beaucoup de conflits ou de confrontations de courte durée, mais exposant bien la tension qui existe.

En face de chez eux, les Prager. Un évènement les lie à la famille Sweeney, Ray Prager connaissant personnellement Mike, mais les deux ne s’aiment pas, on pourrait même dire qu’ils se détestent. Ici, il n’y a pas vraiment de secret pour cette famille en opposition totale. La mère, Traci veut le meilleur pour son fils, et c’est d’argent pour son avenir dont elle a besoin. Ce que lui refuse Ray. Ce dernier se révèle être un tueur. Mais aussi le témoin du meurtre de deux jeunes filles. On voit dans toutes ces scènes les problèmes psychologiques et les déviances de Ray.

La série impose donc un style dès son début, on sent alors que tout a été orchestré pour ne former qu’un bloc, la saison étant composée de six épisodes. Cette unicité permet dès le départ de ne pas perdre le temps en tâtonnement. Le ton est affirmé, et l’intrigue, bien que peu exposée, nous parait évidente.

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CaroleC
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