Après avoir tiré sur une personne proche de lui, un homme à prendre une étrangère en otage pour tenter de s’enfuir. La situation est tendue et c’est la Strategic Response Unit qui doit intervenir.

Série canadienne, cofinancée par CBS, Flashpoint nous emmène donc à Toronto aux côtés de la Strategic Response Unit, unité spéciale surentrainée chargée d’intervenir en période de crise telle que les prises d’otages, arrestations à haut risque, voir même, faire de la protection. Bien que le nom soit fictif, elle est inspirée de l’Emergency Task Force de Toronto.

Il n’y a d’ailleurs pas que l’unité qui trouve son origine dans la réalité, car la situation de ce premier épisode s’est réellement produite et c’est elle qui a donné l’idée de la série au créateur.

Bien que parlant de personnes surarmées et surentrainées, cette série n’est pas forcément à réserver à un public masculin accro aux gunfights et à l’action. Même si ce premier épisode ne joue pas exclusivement du psychologique, on est loin de l’action bourrine décérébrée. Ce n’est pas une adaptation TV de S.W.A.T. (film qui adapte d’ailleurs une série tv des 70’s), loin de là.

L’épisode commence par nous plonger au cœur de l’action, pour nous ramener un peu en arrière, quand Ed Lane va se rendre au travail. Avec lui nous allons rencontrer les autres membres de l’équipe. On ne va pas vraiment avoir le temps de faire connaissance, car ce pilot semble plus enclin à s’attarder sur le travail que sur ceux qui le font. Les relations sont donc vaguement établies, et l’on part sur le terrain.

Sans trop précipiter les choses, nous voyons la mise en place de chacun, la stratégie appliquée, les petits obstacles à gérer… On se rend assez vite compte que Flashpoint ne va pas essayer de nous en mettre plein la vue, mais va tenter de paraître le plus authentique possible.

L’inévitable arriva, Ed va finir par tuer le preneur d’otage. Chose surprenante, tout le monde ne va pas fêter ça, au contraire, il se fait alors emmener par ses collègues pour une investigation, car il a tué un homme. Même si c’est son travail et qu’il est un gros dur, Ed à du mal à digérer son tir. On se doute que ce n’est pas le fait d’avoir abattu l’homme qui pose problème, mais le fait qu’il a faillit tuer le fils de ce dernier qui s’était précipité sur la ligne de tir au dernier moment. Tout aurait pu finir en massacre, mais il est le seul à avoir du le gérer à partir de son tout petit viseur qui lui offre la précision, mais pas une vue d’ensemble.

Flashpoint se présente donc comme une série d’action qui se veut réfléchie, mais qui n’abuse pas de facilité scénaristique pour nous faire croire à une profonde réflexion psychologique qui n’a pas lieu d’être. Au casting, on retrouve l’excellent Hugh Dillon qui nous avait déjà impressionnés dans Durham County, mais aussi le toujours sympathique Enrico Colantoni et Amy Jo Johnson (aka Power Rangers Rose).

Pour finir, on nous introduit un nouveau dans l’équipe, le genre de chose qui arrive souvent dans un pilot, sauf que cette fois, il n’arrive pas au tout début de l’épisode.