jPod – I Love Turtles (1.01)
Spécialiste du gore à jPod, section de la société Neotronic Arts, spécialisée dans le développement de jeux vidéo, Ethan accueille son nouveau boss, aide sa mère à se débarrasser du cadavre d’un dealer et doit gérer la maitresse de son père. Tout ça la même journée.

Jpod, à l’origine est un livre de Douglas Coupland, maintenant, c’est aussi une série sur la CBC, chaine canadienne. Comme la majorité des pilots, cet épisode nous introduit comme il le peut dans un nouvel univers. Ça ne commence pas très fort. Entre quelques clichés et dialogues peu inspirés se voulant quelque peu comique, sans vraiment réussir à l’être, on a un peu de mal à s’intéresser. Le problème étant surement que l’on a l’impression d’être devant une tentative de comédie, alors que la série va plutôt s’orienter vers le drama.

Passé la première moitié un peu difficile, l’épisode va plus ou moins trouver son ton. Difficile donc de dire que jPod est la nouveauté la plus intéressante de cette nouvelle fournée de pilots, mais on y trouve quand même un certain potentiel, une fois débarrassé de la partie introductive.

Certains personnages sont dès le départ sans grands intérêts, mais d’autres vont, au détour d’un dialogue ou d’une scène, commencer à s’étoffer. Nous ne sommes qu’au commencement, et même si je suis assez exigeant, je n’attends pas à ce qu’il y ait beaucoup de profondeur dans chaque personnage.

Bref, on a Ethan, joué par David Kopp que l’on a déjà aperçu dans Psych, SG-1, et d’autres séries tournées à Vancouver. À ses côtés, Emilie Ullerup qui trouve ici un rôle un peu plus fin que celui d’Ashley Magnus dans Sanctuary (ce n’était pas dur, c’est vrai), Steph Song (« #1 Sexiest Woman in the World 2006 by FHM readers in Asia« , rien que ça…), Ben Ayres qui n’est pas trop convainquant (déjà vu dans tout ce qui ce fait en SF à Vancouver), Torrance Coombs qui a ici son second rôle à la tv (le précédent était dans Supernatural, épisode « Hollywood Babylon »), Colin Cunningham (Major Davis Rules !) et pour finir Sherri Miller et Alan Thicke, deux vétérans du petit écran. Voilà pour les présentations. Je l’avoue, je n’avais pas besoin de détailler, mais ça donne l’impression que j’en dis beaucoup.

Donc, jPod, c’est une dramédie qui peut être intéressant, même si son pilot n’est pas parmi ce que j’ai vu de mieux. Il y a de bonnes idées, et si la série n’essaie pas de faire dans la cool attitude et l’humour foireux, ça pourrait très vite devenir un programme intéressant.

Pour ceux qui ce le demande, et je sais que vous êtes beaucoup, oui, Neotronic Arts, c’est une référence à Electronic Arts. Le jeu qui est développé chez jPod est une espèce de Tony Hawk bien gore, mais là, je ne sais pas s’il y a une référence ou si c’est juste comme ça.