La petite Lori Gilbert a disparu et l’investigation est au point mort quand une débâcle médiatique pousse le chef de la police à placer Jessica King aux commandes afin d’apporter une nouvelle perspective à l’affaire.

King est une nouvelle série policière canadienne qui se centre sur Jessica King (Amy Price-Francis), une détective qui a été rétrogradée à un poste sans intérêt, car elle a fait preuve d’insubordination et, surtout, parce qu’elle dit trop souvent ce qu’elle pense, se faisant au passage beaucoup d’ennemis.

Mais voilà, elle va avoir l’opportunité de retrouver un travail à sa hauteur quand le nouveau chef de la police se voit obliger de calmer le jeu dans une affaire de disparition d’enfant fortement médiatisée.

La série commence donc par une introduction qui veut nous plonger directement au cœur de l’action avec la vie d’une petite fille dans la balance afin d’entretenir la pression et une couche émotionnelle. Cette seconde partie ne sera cependant pas vraiment exploitée, car Jessica King s’efforce d’afficher une façade rigide au travail.

Dans ce sens, le premier contact avec elle sera des plus directs, car c’est son style. Elle s’impose ainsi rapidement dans le genre légèrement trop sûre d’elle, mais on nous fait comprendre qu’elle a des raisons pour justifier cela. Déjà, elle est réellement compétente, même si elle n’est pas la seule. Ensuite, c’est de cette manière qu’elle contrebalance sa vie privée qui n’est pas un succès total : elle en est à son troisième mariage et tente d’avoir un bébé, en vain. C’est d’ailleurs avec ce dernier point qu’on nous montre à quel point elle entretient une façade pour cacher ses faiblesses.

Jessica King est donc une femme moins infaillible qu’elle ne le laisse paraitre, mais elle est aussi bonne flic qu’on veut bien nous le dire. Avec elle, on trouve une petite panoplie de personnages qui s’imposent rapidement et qui ont le mérite de prendre facilement place dans le décor. Parmi eux, c’est principalement le détective Derek Spears (Alan Van Sprang) que l’on va apprendre à connaitre, car il est celui qui se retrouve rétrogradé dans l’histoire et qui compte bien reprendre son poste à King, même s’il est prêt à reconnaitre ses erreurs quand le moment est venu.

Dans le fond, King mise donc énormément sur ses personnages, ce qui est certainement la meilleure chose à faire puisque la partie investigation se révèle des plus classiques dans le genre. Jessica King est alors imposée de façon à ce qu’elle devienne immédiatement l’âme du show et si on ne l’aime pas, on ne risque pas d’apprécier la série.

Dans la forme, avec Clark Johnson aux commandes de ce pilote, les risques sont calculés et le résultat est à la hauteur des ambitions du show.

King est donc une série policière qui a peu de chances de surprendre, mais qui semble capable de faire convenablement ce qu’elle promet.