Steve Unger est un homme d’affaires qui a fait sa fortune sur le dos de tous ceux qui acceptaient d’investir dans sa compagnie. Après 18 mois de prison pour escroquerie, il espère se relancer immédiatement, mais personne ne veut être en contact avec lui.

Lancée par HBO Canada, Living In Your Car nous parle donc d’un escroc en costard-cravate qui a ruiné la vie de plus de 300 personnes et qui va finir par devoir vivre dans sa voiture, vu que personne ne veut l’aider.

Vu la crise économique actuelle, surtout en Amérique du Nord, il n’est pas surprenant de se retrouver avec une série qui met en scène un homme d’affaires qui croit que tout lui est dû et qui attend qu’on le sorte du trou qu’il a creusé lui-même afin de pouvoir en faire un autre.

Steve Unger refuse donc de prendre la responsabilité de ce qu’il a fait. Il n’a pas d’éthique, ce qui est plutôt ironique vu qu’il se voit obligé de donner des cours sur le sujet dans le cadre de travaux d’intérêt général. En fait, ce que cet épisode pilote met en place, ce sont des pistes qui pourront mener Steve vers le droit chemin. Ce n’est clairement pas gagner, car il est encore loin d’être psychologiquement prêt à accepter ses responsabilités. D’ailleurs, il passe son temps à partager les fautes, entre ses anciens employés, son avocat, sa femme, et tous ceux qui ont investi chez lui.

Côté famille, ses parents veulent ne rien avoir à faire avec lui, sa fille est blasée par toute la honte qu’elle a ressentie, sa femme lui en veut parce qu’il s’est fait prendre.

Au niveau de l’humour, la série semble opter pour un ton léger et ne cherche pas à placer des gags. Il y a tout de même des scènes qui font rire pleinement, comme le cours d’éthique qui s’annonce récurrent dans le show.

Peut-être un peu lourd et répétitif par moment, ce pilote de Living In Your Car se révèle quand même assez bien construit et permet de tout mettre en place pour la suite. La production est de qualité et la série semble posséder du potentiel. Reste à voir si Steve va réussir à évoluer ou s’il va juste se contenter de se répéter éternellement.