murdoch mysteries 101

Samedi 13 juin 2009 à 9:08 | 15 commentaires | | | |

Murdoch Mysteries / Les Enquêtes de Murdoch – Power (1.01)

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Toronto, 1895. Le Conseil Municipal envisage de changer son approvisionnement en électricité, passant du courant continu au courant alternatif, , de façon à prendre avantage sur la nouvelle usine d’électricité de Niagara Falls. Daniel Pratt, propriétaire de Toronto Electric and Light, va réaliser une démonstration publique en électrocutant un chien. Mais au cours de l’évènement, c’est Alice Howard qui est électrocutée. Le détective William Murdoch suspecte qu’il s’agisse en fait d’un homicide, plutôt que d’un accident.

Pour remplacer l’inspecteur Lewis, France 3 a opté pour un détective d’une autre époque : William Murdoch. Un petit coup d’œil au programme me fait découvrir que la chaine ne commence pas par le pilote de la série, celui qui va principalement nous occuper ici ! Pas de panique, pour avoir vu plusieurs épisodes, il n’y a pas de nécessité à les regarder dans l’ordre, même si j’avoue que c’est un vrai mystère pour moi que cela soit diffusé dans le désordre.

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Retour au sujet principal : Murdoch Mysteries est une série policière canadienne, situé au XIXe siècle. Nous y suivons principalement le détective Murdoch, et pour ce premier épisode, il enquête sur la mort d’une jeune femme qui a été électrocutée.

Si le personnage de Murdoch ne nous est pas familier, il l’est bien plus au Canada, tirant son origine des ouvrages de Maureen Jennings, et qui en 2004, avait déjà connu une adaptation sous forme de téléfilms dans lesquelles il y avait quand même Peter Outerbridge, Keeley Hawes et Colm Meaney. Pour des raisons d’emploi du temps, aucun d’eux ne reprendra leur rôle.

L’entrée en matière n’est pas vraiment convaincante. Nous avons des mouvements de caméra parfois peu judicieux, mais la série pose dès le départ une ambiance, particulièrement grâce à sa musique et son visuel travaillé. Ce dernier aurait d’ailleurs pu être un peu moins flashy. Le manque de moyens a d’ailleurs plus d’une fois l’occasion de se faire sentir.

Quoi qu’il en soit, nous faisons donc connaissance avec les protagonistes de la série. D’abord, le détective lui-même, incarné par Yannick Bisson (Sue Thomas, Falcon Beach) est un homme intelligent et réservé, possédant un fort attrait pour les sciences. D’ailleurs, cet épisode met ce dernier point en avant, le faisant plancher sur l’électricité, et avec l’aide de Tesla, il travaille sur le futur micro. Un homme bien en avance sur son temps. Malheureusement, l’insistance sur cet aspect empêche de réellement cerner le personnage, qui oscille parfois entre une certaine assurance et un manque de confiance.

À ce qu’on peut qualifier de froideur pour le détective principal, on peut opposer le Constable George Crabtree (Jonny Harris), qui, dès le premier épisode, s’impose vraiment, possédant une certaine légèreté et bonne humeur.

Nous côtoyons aussi, dans une moindre mesure l’Inspecteur Brackenreid (Thomas Craig, Coronation Street), le supérieur de Murdoch, ainsi que le Dr. Julia Ogden, interprété par une Hélène Joy (Durham County) pas très inspirée.

La deuxième partie de l’épisode se révèle légèrement plus intéressante. Alors forcément, pour ses débuts, pas de révolution policière, ni d’enquête complexe. On peut même dire que dans la première partie, on nous prend par la main, et on ne veut pas nous lâcher. Les explications liées à l’électricité sont même plutôt agaçantes. On chancelle donc un peu, mais on voit émerger la possibilité d’une œuvre au ton plus maitrisé par la suite, et comme, en définitive, ce n’est pas totalement désagréable à suivre, il faudra voir la suite pour juger si le programme peut être bien plus.

Et justement, la suite, j’ai vu. Seulement quelques épisodes plus tard, la série ne s’est pas réellement affirmée dans le bon sens du terme. Elle a plutôt choisi de rester dans celle toute tracée du pilot. Alors, cela aboutit sur un show plus gentillet, qui exaspère assez rapidement. C’est propret, du décor aux costumes, et à l’exception d’une ou deux bonnes idées, ce n’est pas très inspiré. Ce qui était présent dans le pilot n’était donc pas une mise en route, mais bien le ton de la série. On peut dire que c’était posé, et une fois qu’on sait cela, autant dire qu’un épisode est suffisant pour se faire un avis sur la question.

Murdoch Mysteries est alors bien trop policé, avec des personnages à une face, qui sont aussi prévisibles que les intrigues. Dans le genre, on fait mieux sans se fatiguer.

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