Sherlock – A Study in Pink / Une étude en rose (1.01)

Londres, 2010. Héros de guerre blessé de retour d’Afghanistan, le Dr. John Watson cherche domicile et va ainsi rencontrer Sherlock Holmes. Ce dernier va l’entrainer dans une enquête où le meurtre se cache derrière le suicide.

Création de Conan Doyle, Sherlock Holmes et son acolyte Watson font partie de ses personnages fictionnels mythiques qui inspirent encore un nombre d’auteurs/créateurs incalculables. Revisité, réinterprété, ou tout ce qui s’inscrit dans cette veine a touché le fameux détective, récemment revenu à la mode (ce genre de choses, c’est cyclique).

Steven Moffat et Mark Gatiss nous offre avec Sherlock leur version moderne de ce duo classique de la littérature, devant à leur tour s’approprier la légende, le caractère et l’histoire pour donner le jour à leur œuvre télévisuelle.

A Study in Pink commence par le commencement, soit la rencontre et la création de la relation entre Holmes (Benedict Cumberbatch)  et Watson (Martin Freeman). Le premier est donc aussi arrogant et génial que l’on se l’imagine, le scénario jouant subtilement avec les détails pour les adapter à notre époque. Car les temps ont changé, la technologie n’est pas la même et que certains traits de caractères doivent forcément s’adapter à l’évolution de la société. John Watson pénètre ainsi l’univers de Holmes, et se voit revigorer par cette rencontre. Des dégâts laissés par la guerre au but retrouvé de son existence, à l’expression évidente d’une personnalité intelligente et posée, il ne se fait pas éclipser par son nouvel « ami » malgré le fait que le rythme de vie de celui-ci tend par moment à le laisser sur le carreau.

Justement, du rythme, dans Sherlock, il y en a, jonglant entre la présentation des personnages – comprenant DI Lestrade (Rupert Graves) ou encore Mrs Hudson (Una Stubbs) –, l’intrigue des suicides, le petit mystère humoristique créé avec Mycroft (interprété par Mark Gatiss), et l’inévitable évocation de Moriarty. Cette dernière, complètement inévitable, n’est pas l’illustration de la maitrise dont l’épisode fait preuve, mais plutôt des sous-entendus qu’elle aime faire de façon plus ou moins subtile. Le nom de Moriarty est juste inséparable de celui de Holmes, ce qui fait qu’on finit toujours par attendre que quelqu’un le prononce.

Quoi qu’il en soit, Sherlock en impose beaucoup, offrant que peu d’opportunités de souffler, une bonne dose d’humour et une histoire assez ingénieuse – bien que finalement très simple dans sa conclusion.

Des acteurs inspirés, des répliques mémorables, une heure et demi entrainante. Sherlock était plus qu’attendu sur le petit écran et il réussit très bien son arrivée. Enivrant et exaltant, c’est avec grand plaisir que je lui consacrerai mes deux prochains dimanches soirs !

Note : pour compléter le visionnage et la lecture, vous pouvez aller faire un tour sur le site de Sherlock Holmes, The Science of Deduction, qui vaut bien un petit détour !

Article précédemment publié le 26 juillet 2010.

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