
Mitchell sympathise avec un garçon du quartier, Bernie, âgé de 12 ans, mais après un malentendu, une sorte de chasse aux sorcières se met en place dans le voisinage.
On continue notre exploration de l’humanité à travers des êtres loin de la normalité, et cette fois-ci, on aborde la thématique de la différence, de la tolérance ou intolérance, avec les préjugés qui en découlent, et surtout comment leur situation les met en marge de la société, et rend difficile une intégration.
Le plus gros défaut de Being Human s’affirme ici, car tout ce qui est vu dans l’épisode aurait pu être développé autour de gens ordinaires. Qu’il s’agisse du vampire ou du loup-garou, on n’a pas la sensation que leur condition apporte un plus à ce qui nous est présenté. Le cas d’Annie est légèrement différent, car le poltergeist qu’elle devient apporte un petit quelque chose à sa condition et à la nécessité qu’elle a à devoir aller de l’avant, mais au fond, n’est-ce pas le cas de tout le monde ? Elle a juste pour elle le fait de faire tout exploser involontairement.
L’épisode est donc un peu plus sombre, et possède un manque d’humour certain, pourtant habituellement présent. Mitchell sympathise avec un gamin, mais comme on s’en doute dès le départ, il ne passera pas l’épisode. La question est plus de découvrir ce qui va mener à une séparation, et ici, la conclusion est peut-être ce qu’il y a de plus intéressant, seulement son manque de développement est un obstacle pour apprécier pleinement ce qui s’y passe. Toute cette histoire – Mitchell sympathisant avec le gamin, le lancer de tomates des voisins, et le retournement final – semble être ici pour ramener notre vampire au bercail, auprès des siens. La communauté des vampires est la seule existante, et nous ne faisons actuellement que la survoler. Que ce soit leur condition, leur style de vie, leurs codes, leur place dans notre monde, leur façon de se dissimuler à nos yeux… Rien de tout ceci n’a pour le moment pris de consistance. Centré sur nos 3 amis, il n’y a actuellement pas de possibilité pour offrir plus de détails et donner une cohérence au monde vampirique. Annie et George sont bien plus gagnants sur cette partie, car ils doivent vivre tous les jours avec leur anormalité, sans être pénalisés par une communauté composée d’êtres comme eux.
La fin devrait peut être permettre des développements autour du monde des vampires, qui aurait dû se présenter avant, ou tout du moins être disséminé au cours des précédents épisodes, pour ne pas trop donner l’impression de tourner en rond, car, il faut bien le dire, nous avons abordé quasiment les mêmes points depuis le début.
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Cet épisode me semble un reflet fidèle de la série : une idée de départ plutôt intéressante et un développement inégal, parfois réussi, parfois totalement raté.
Dans le réussi, l’évolution d’Annie (enfin !) qui décide de prendre le contrôle de la situation et cesse de se lamenter sur Owen et son abominable girl friend toujours aussi orange .
Les relations Nina-George apportent par instant un peu d’humour dans la série (choix du costume pour le diner en amoureux, ou le 1er dialogue entre les 2 dans cet épisode), même si les choses prennent ensuite une tournure plus grave.
Enfin, retour sur l’écueil récurrent depuis le début : que faire pour que la partie vampires sorte du déjà vu ? Dès le début, il est évident que la nouvelle amitié entre Mitchell et son jeune voisin ne peut que mal finir. Le développement de l’intrigue est assez conforme à ce qu’on peut attendre. Reste à savoir comment interpréter ce “I’m in” de Mitchell à la fin.
Malgré tous les défauts évoqués (à juste titre) par Carole, j’attends la suite.