
Le monde vampirique virant au chaos, Mitchell est forcé d’imposer l’ordre pour éviter que l’espèce finisse par être découverte. George se morfond suite au départ de Nina, mais il est poussé par Annie à agir, pour l’aider à jouer à Cupidon.
Avec cet épisode 3, c’est au tour de Mitchell de prendre les devants de la scène, ce dernier s’imposant dans l’univers vampirique. On ouvre d’ailleurs le bal sur une saynète du passé qui trouvera sa symbolique bien plus tard dans l’histoire, mais qui se révèle être complètement à côté de la plaque, jouant (volontairement ou non ?) la carte de la comédie qui lui enlève clairement son impact quand Mitchell passe à l’action plus tard.
Avant d’en arriver là , notre cher vampire va devoir imposer son autorité à ses petits copains, qui massacre sans trop se préoccuper. Le système mis en place par Eric n’existe plus et les corps s’accumulent.  Mitchell ne peut rester sans rien faire – selon ses propres convictions – et va devoir démontrer qu’il a l’étoffe d’un chef. Pour cela, il devra passer par l’élimination d’un des siens, Daisy cherchant en même temps à tester sa volonté et son engagement. En fait, difficile de savoir exactement ce qu’elle veut, si ce n’est remettre en doute l’autorité de Mitchell, qui doit alors illustrer ses propos.
Ce n’est donc psychologiquement pas de tout repos, et cela va dépeindre sur sa vie privée, sa relation avec Lucy ne progressant pas dans le bon sens du terme. On peut bien dire que nos amis ne sont pas chanceux en amour, car pendant ce temps-là , George fait ce qu’il fait de mieux : il s’apitoie sur lui-même. C’est alors Annie qui le poussera hors de son lit, décidé à jouer les Cupidons pour Hugh, suite à son retour au statut invisible pour le genre humain ordinaire. Cette histoire, moins ancrée dans la mythologie de la série que celle de Mitchell, se révèle pourtant presque bien plus pertinente et intéressante. Elle possède une certaine énergie et bonne humeur qui avait un peu désisté la série et contrebalance avec l’autre storyline, en même temps qu’elle offre la possibilité à George de sortir de son registre habituel. Il va devoir aller jouer les petits copains auprès de Kirsty, l’ex de Hugh, pour faire réaliser à cette dernière qu’elle devrait renouer le contact – le tout selon la volonté d’Annie qui veut le bonheur de son ancien patron. La dynamique et les répliques sont efficaces, et fournissent le matériel nécessaire à George pour affronter sa rupture avec Nina.
La demoiselle n’a pas pour autant disparu de la circulation – bien qu’elle ne manque pas véritablement, il faut le dire –, car si l’épisode est principalement tourné vers le monde des vampires, les plans de caméras abusifs sur le micro installé par les fondamentalistes chrétiens nous rappellent continuellement leur présence, jusqu’à leur retour dans la dernière scène et la “révélation” (sans véritable impact) qui va avec. J’aurais aimé pouvoir dire être surprise, mais il y a un défaut qui persiste dans Being Human, c’est bien son côté un peu trop mécanique huilé. Pas qu’on le devine, mais cela ne surprend pas le moins du monde, les rouages scénaristiques que la série exploite étant trop classique pour cela.
Quoi qu’il en soit, ce troisième épisode réussit assez bien à jongler entre le drama et la comédie, offrant à chacun de ses protagonistes une place suffisante pour permettre une évolution de l’intrigue en même temps qu’une progression psychologique pour nos trois amis.
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Kratapouet |La mecanique est huilé et déjà éprouvée. Mais cette série offre un plus indéniable, trop peu évoqué dans vos chroniques au sujet de Being Human. La prestation exemplaire de l’ensemble du casting. Je suis encore notamment époustouflée par le numéro d’acteur qu’offre Russel Tovey avec notamment la déchirante déclaration d’amour/ d’adieu.
Le twist/cliffhanger est pour le moins très éfficace (et à mon sens à plus d’impact et d’audace que celui de l’épisode précédent). -SPOILER—— Si le personnage de la doctoresse, avait été inroduit plus tôt, il aurait été digne d’un cliff de fin de saison. J’ai trouvé particulièrement judicieux, se revirement de situation, dans la mesure, où on pensait assister à un replay de l’amourette de George, par le biais de Mitchell. Après la loup-garou love story, il eut été normal(voir attendu) d’assister à son penchant vampiresque. Mais l’auteur a eu cette ingénueuse idée afinde redistribuer les cartes.
C’est une question de sensibilité, mais, j’ai été assez surpris de voir avec quelle adresse, l’accession au trône de Mitchell est relatée. On reconnait là , la virtuosité des britanniques a tisser des intrigues politiques crapoteuses et passionnantes.On peut débattre, longuement, sur le manque d’originalité ou de rigueur. Mais je en pense pas qu’il faille voir à tout pris en Being Human, une série principalement “thriller” fantastiques.
Personnellement, j’y vois surtout une façon pertinente de traiter de la marginalité et de l’intégration, par le biais de personnages incroyablement attachants et interessants, quelques soit la qualités scénaristqiues de leur turpitudes. Et, c’est, je tiens encore à la signaler, en grande partie, grace à des acteurs impeccables.
(d’ailleurs, je suis vert, que Russel Tovey, un temps pressenti, n’est pas été choisi pour incarner le nouveau Dr Who.)
Sinon, merci beaucou pour vos chroniques pertinentes, même si parfois, je suis en désacoord avec leur contenu
Bonne continuation !
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Livia |
Calibré avec précision, au-delà de ce côté “huilé” évoqué, j’ai trouvé que cet épisode manquait peut-être un peu d’équilibre : l’étrange légèreté de la petite intrigue pour George et Annie, contrastant excessivement avec la noirceur de celle de Mitchell -comme s’il fallait remplir une forme de cahier des charges.
Assez surprise pour ma part de voir Annie aller de l’avant aussi rapidement ; mais ce n’est pas plus mal. Car George étant déjà plongé dans la dépression post-rupture, trop de déprime tue la déprime. J’ai eu l’impression qu’il s’agissait plus d’une parenthèse de transition pour ces deux-là , pour trancher avec l’autre grande storyline et les occuper.
Du côté des vampires, j’avoue avoir un peu de mal à imaginer Mitchell crédible en roi. Même si c’est un concours de circonstances et que personne ne veut prendre la responsabilité… Mais là où cette storyline prend tout son intérêt, c’est surtout en constatant le glissement moral toujours plus lointain qui s’opère chez le personnage. La semaine dernière, c’était George dont la morale se heurtait à Nina ; et les scénaristes continuent d’explorer l’enchaînement des évènements qui conduit nos héros toujours plus loin de leurs aspirations initiales. Mitchell cède trop de fois au principe selon lequel la fin justifie les moyens, sacrifier un pion ou un principe pour le plus grand nombre… L’idéal d’humanité du départ n’est plus qu’un flou souvenir ; il veut entraîner les vampires dans son style de vie, mais ne va-t-il pas plutôt être entraîné dans le leur ?
Pour le twist final, je m’étais durant l’épisode qu’on voyait peut-être un peu trop la doctoresse avec son crucifix ou brandissant sa foi… Sans être surprenant, comme le dit Kratapouet, cela ouvre de nouvelles perspectives intéressantes. J’ai du mal cependant à savoir où la doctoresse veut en venir… Ils ont déjà des techniques de surveillance tellement sophistiquées, quelle nécessité cette forme d’infiltration, surtout d’une responsable de l’organisation ?Enfin, sans être du niveau du 2nd épisode, l’épisode continue de faire avancer les choses sans temps mort. Il pose des bases intéressantes pour la suite.
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j’ai trouvé ce troisième épisode moins réussi, donnant trop de temps à l’intrigue vampire. Si la façon dont george gère sa rupture et propre au personnage, Annie m’apparait prendre bien trop à légère son statut de retour à la case départ…Et je suis relativement déçu de la “révélation” finale qui manque d’impact.